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[Histo]Allégeance de Novembre 1455
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Godvador
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Messages: 172

Message Posté le : Jeu 24 Jan - 23:56 (2008)    Sujet du message : [Histo]Allégeance de Novembre 1455 Répondre en citant

Sauvegarde du 24/01/2008 22:46:32
Lien original : http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=288120
Nombre de messages sauvegardés : 81
Nombre de messages dans le topic au total : 81


Aaron a écrit:


    Le cardinal entra dans la grande salle d'audience du château de Rouen d'un pas assuré, l'air sérieux, presque inquiet... La grande salle était presque vide, les nobles commençaient seulement à arriver, ainsi que les grands dignitaires de Normandie, conseillers, et autres intendants. Dehors, le soir tombait, le temps était maussade, gris, orageux, les nuages menaçants... On avait allumé la grande cheminée au fond de la salle afin de réchauffer quelque peu l'atmosphère qui allait être sans doute tendue.

    Chose très tard, le cardinal portait une soutane pourpre assez courte et légère reprise à la taille par une ceinture de cuire afin de dégager les jambes. Il portait une armure, celle de Vicomte, d'un métal sombre, presque noir. Par-dessus, il portait une longue cape rouge qui le suivait sur trois pas. À la ceinture, son épée était rangée dans son étui. À son cou pendait sa croix épiscopale, et sur son flanc gauche l'Étoile de Grand officier de l'ordre d'Aristote étincelait. Sur le devant de son armure, couvrant une bonne moitié de sa cage thoracique, un tabard aux armes de Normandie. Ses braies noires, au plus près du corps, rentrait dans de hautes bottes de cuir, alors que sa tête était coiffée d'une petite calotte rouge. L'archevêque avait fière allure en tenue de soldat d'apparat.

    Il rejoignit ainsi le trône ducal au fond de la salle en attendant le duc lui-même et le mot d'ouverture qui allait prononcer. Par la suite le cardinal lui emboîterait le pas en prononçant son discours de héraut et en appelant un à un les nobles de Normandie afin qu'ils viennent prêter allégeance et déposer l'élément symbolique de leur fief afin de prouver, matériellement, leur attachement à la couronne ducale de Normandie.


godvador a écrit:
Le Duc venait de terminer le repas, il était temps pour lui de rejoindre la grande salle du chateau, depuis quelques jours déja il attendait que le Cardinal Aaron se manifeste, que cette cérémonie puisse avoir lieu. Pour rejoindre la salle il se décida de faire un détour, prendre l'air. Une légére pluie commençait à tomber ce qui nuançait avec le soleil qui aveuglait les cavaliers une semaine auparavant.


A peine sorti, un cri raisonna au loin. Le Duc pensa un instant à Maturin qui devait encore bien s'amuser dans la forêt lui. Il eut ensuite une pensée pour sa femme si dévouée, qu'il aimait, à chacun de ses sourires qui le bouleversaient, à chacune de ses respirations qui l'attendrissaient, au contact de sa main qui le faisait frissoner.

Le vent, frais, de l'est l'incita à reprendre chemin vers la grande salle. Entrant par une petite porte, la chaleur commençait à se ressentir, Godvador était très relaché malgrè le travail, les nobles Normands qui s'inquiètaient de ne pas s'être présentés face à leur Duc avaient éffaçé les doutes s'il avait pu en avoir. Leurs conseils et leur dévouement sans faille exprimaient la solidarité qui éxistait en Normandie et que certains, frustrés ou jaloux tentaient de faire vaciller en vain.

La cérémonie d'allégeance pouvait enfin commencer, perdu dans ses douces pensées le Duc trébucha sur une marche...Un peu rêveur il était coutumier des cascades et n'en perdit pas le sourire. Il se dit qu'il avait bien fait de ne pas mettre sa nouvelle armure, qu'il gardait pour les joutes d'Amboise. Il était habillé simplement, une armure très sobre, très différente de celle portée lors de l'entrainement avec le Vicomte Cronos puisque pas défoncée par les multiples chutes provoquées par l'intensité des assauts. Il ne pouvait plus la porter. Une grosse bosse mal placée, l'obligeait à se balancer de droite à gauche chaque fois qu'il s'asseyait. Il avait opté pour un casque plutot léger, que sa femme lui avait offert ... drôle de cadeau.

Il se dirigea vers le Cardinal qu'il salua respectueusement puis connaissant le protocole s'installa devant le trône depuis lequel il éspérait voir le Duc de Tancarville et la Duchesse d'Estouteville à qui il serait éternellement reconnaissant





WELLANNN a écrit:
Wellannn reçut la missive de la hérauderie pour la prévenir que les allégeances allaient avoir lieu. Elle jura, la route serait longue en sens inverse pour se rendre au château. Elle fit donc les préparatifs de départ et parti sans tarder vers sa si chère Normandie. En route, elle en profita pour songer au cadeau qu’elle devrait offrir au Duc. Une idée surgit dans son esprit et cela la fit sourire, elle redirigea donc sa route vers Harfleur pour aller y récupérer le présent…elle espérait que cela plairait à son duc et ami…

Elle changea ses vêtements, se lava et enfila son armure de l’Ost et emballa avec grand soin le cadeau qui était en fait une maquette d’un navire de guerre. Harfleur étant un port de grande envergure où les bateaux de commerce et de guerre se côtoyaient dans l’estuaire. Elle attacha solidement son présent sur sa monture et reprit la route en direction du château de Rouen.

Pour une fois, elle n’arrivera pas en retard, à son grand étonnement, elle était même la première à passer. Elle força un peu pour passer maintenant au lieu d’attendre son tour comme la coutume le désirait. Préparatif de guerre oblige. D’ailleurs, elle ne pourra pas s’attarder vu la situation dans le Maine.

Elle entra donc dans la salle, son Duc prenait déjà place, elle était détrempé à cause de la température merdique à l’extérieur. Elle le salua et lui sourit et s’agenouilla.

Moi, Wellannn de Lostebarne, de Montbazon-Navailles et d’Undomiel, Baronne d’Harfleur par la volonté d’Aegidius, Duc de Tancarville et Dame de Touffreville par la volonté de Sieur de Plantagenet, Duc de Vexin réitère en ce jour mon allégeance envers notre belle Normandie ainsi qu’au Royaume de France tout entier. De part mes fonctions de Lieutenant Général et de Bourreau, cher Duc vous pouvez compter sur mon bras et sur ma fidélité et ce pour toujours.

Wellannn attendit que son Duc lui demande de se relever et lui tendit son présent qui était couvert d’un drap blanc cachant la maquette.



HRP: remplacé les drapeaux par des drapeaux normands :wink:
Rory. a écrit:
Rory était arrivé parmi les premiers, toujours énervé d'avoir lu la stupide missive de l'héraulderie ... Rolling Eyes
Amener un cadeau ... Shocked

Décidément, bientôt on leur demanderait de faire des numéros de saltimbanques pour amuser la galerie !


Bon, ben moi c'est Granville, m'sieur l'duc ! Surprised
Déjà, y a un mieux, cette fois-ci : on est pas obligé d'faire la queue pour s'présenter ! Rolling Eyes
Bon, ben j'défendrai la Normandie, tout ça, tu peux compter sur moi, et blablabli, et blablabla ... Rolling Eyes

Comme avant, quoi, ça change pas ...

Le jeune baron alla gaillardement donner l'accoladce au duc Godvador :

Bah, faut arrêter les joutes, hein, m'sieur !
T'es tout bleu d'partout ! Shocked

Ah oui, alors l'cadeau ... Confused
Bah, j'avais pensé à v'nir avec d'la pierre de Chausey, vu qu'c'est not'e richesse, ou alors d'la soude, vu qu'on en fait du savon à Rouen, mais j'trouvais ça un peu trop ... pas assez ... Enfin, ça veut rien dire, quoi ! Surprised

Un couteau de lancer partit d'un coup sec se ficher dans une armature de bois soutenant un bouclier de décoration :

Alors j't'off'e cette lame, ça fait moins stupide qu'une pierre, quoi .. Rolling Eyes

Un serviteur s'approcha de l'objet, prêt à le retirer pour l'apporter au duc de Normandie :

Toi, l'pécore, si tu touches à ça, la prochaine elle est pour ta mouille !! Evil or Very Mad

Mais l'attention de Granville était surtout attirée par le linge qui cachait le cadeau de dame Wellan, qui titillait puissamment sa curiosité : ni une ni deux, Granville se tenait accroupi devant l'objet, et soulevait un petit coin du voile pour découvrir l'offrande (à son seul bénéfice, bien sûr : il aurait été inconvenant de montrer l'objet à la vue de tous sans l'autorisation du duc !).

Ouaaaah !! Shocked

La tête du baron disparut sous le linge, qui couvrait toujours le cadeau mystérieux, et on entendait parfois les commentaires de Rory, étouffés par le linge :

Y a même des f'nêt'es pour les passagers ... C'est moderne, hein ... Very Happy
Bon, beaucoup d'cordage quand même ...
Mais y doit êt'e rapide ... C'est l'av'nir, c'est sûr, ça !


Pour Granville, la salle du trône avait disparu, et n'existait plus que l'espace couvert par le linge blanc ...
Aaron a écrit:


    Le monde commençait à arriver. La salle se remplissait. Déjà, on pouvait sentir une odeur forte d’homme en armure, de cuire, de botte, de cheval… Le duc avait pris place dans son fauteuil. La baronne Wellannn surgit alors dans la pièce, la traversa rapidement, posa genoux à terre et prêta serment sans que quiconque n’est eut le temps de la saluer ou de l’inviter… Elle était trempée, et déjà une flaque autour d’elle se formait alors que ses vêtements dégoulinaient. Rory s’approcha alors, nonchalant, grossier et vulgaire, comme à l’habitude. Quand aura-t-il enfin cette pointe de civilité qui lui manque temps… Décidément, Le spinozisme ne fait pas que corrompre l’homme, il corrompt aussi ses mœurs…

    Le cardinal appela un intendant…


    Qu’on apporte un drap ou une couverture pour la baronne de Harfleur…

    Rory continuait sa mascarade auprès du duc, lui faisant l’accolade, sortant un couteau, … un couteau ? Le cardinal écarquilla les yeux alors que l’hérétique lança le poignard qui vint figer sa lame dans une décoration de la salle. Le cardinal n’en pouvait plus. Excédé, il dit :

    Rory ! Tient toi tranquille…

    Rien n’y fit ! Ses yeux s’illuminèrent presque à la vue du présent symbolique de la baronne de Harfleur. Et là, l’archevêque vit, d’abord amusé, Rory passer sa tête sous le drap protecteur alors même que le duc n’avait pu encore voir ce dont il s’agissait. S’en était trop. Le vicomte sortit une de ses caducées de bois garnie de velours bleu et de lys d’or et donna un coup de manche sur la tête de Rory.



Morkar a écrit:
Estienne Morkar arriva dans la salle des offices, réservée depuis pas mal de temps aux receptions diverses du Duché, et aux allégeances régulières. Vêtu d'un gambison de tissus cousus raidement, recouvert par endroit de pièces de cuir. Son mantel, long lui tombant sur les genoux, ne cachait par la demi-maille qu'il portait sur la gambison, lui protégeant l'abdomen et le bas de la poitrine.

Un haut-de-chausses brun était serré par une ceinture epaisse en haut, où pendait une épée dans le fourreau, et par des lacets en bas. Des bottes brunes complétaient la tenue. Sous son bras, il tenait un chapeau, dégoulinant d'eau.

Il fit quelques pas dans la salle, saluant d'un geste de la tête les gens de Normandie, qu'il n'avait pas vu, pour certains, depuis un mois. Il venait d'arriver, de retrouver sa demeure d'Evreux, de retrouver son épouse, et de trouver, sur son bureau, le pli cacheté de l'Hérauderie, lui signifiant l'ouverture des allégeance à Rouen. Sans retard, donc, habillé de voyage et de guerre, il était venu.

Arrivant au niveau du coeur de l'assemblée, il assista à la réaction du Héraut Aaron de Nagan sur le Baron de Granville. Un coup de caducée. Une guerre de religion sans doute... Aristote 1, Spinoza 0. il s'assit, attendant qu'on l'invite à parler... Il en profita pour secouer son chapeau...

Floc floc floc...
caturix a écrit:
Un cavalier au couleurs de Bacqueville entra dans la salle des offices, tenant dans une main un coffret comprenant le fameux cadeau et dans l'autre une missive qu'il aurait à remettre au Duc. L'homme failli tomber à la renverse en voyant la scène et se demandant un instant s'il ne ferait pas mieux de retourner voir son maitre dans le Maine et affronter les "sauvages" plutot que de rester là.

C'est que le porteur de la missive n'avait pas eu un voyage de tout repos pour venir porter l'allégeance à Rouen, il avait du éviter deux armées peu amicales ainsi que les coupeurs de route qui profitaient du manque de stabilité actuelle. Il n'avait d'ailleurs pas pu éviter un groupe qui heureusement tenait plus du gredin du dimanche que du brigand.

A cette pensée le messager se sentit mal à l'aise, n'ayant guère eu le temps de se reposer ou meme de se changer, son épée regorgeait encore de sang séché meme si cela ne se verrait guère dans son fourreau.

Il attendit patiemment d'être inviter à avancer pour délivrer son message et en profita pour observer les nobles qui entraient au fur et à mesure dans la salle pour prester allégeance...
Cronos a écrit:
Le Vicomte d'Yvetot était arrivée très à l'heure, comme d'habitude, pouvant ainsi faire son entrée magistrale sans interrompre la cérémonie.

Pour un tel résultat, il n'avait pas à en faire des tonnes, sa tenue d'apparat suffisait. son heaume imposant en tête, il s'était aussi vétu de sa rutillante armure à pointes partiellement recouvert de son manteau noir habituel, lui-même recouvert par son manteau de Pair.

C'est don une silhouette impressionnante qui était maintenant assise dans l'assemblée des nobles et qui regardait, assez amusé, les agissements de Rory toujorus aussi peu enclin à suivre le protocole.

Cronos préférait attendre son tour.
Rory. a écrit:
Rory se releva d'un bond alors que le caducée faisait résonner son crâne de mille carillons aristotéliciens. Se retournant, il vit le cardinal Aaron avec l'objet en main, et comprit d'où venait le lâche coup !

Bah dis donc, l'champenois, tu manques de bulles ?! Surprised

La giffle partit, rapide et précise, dans la joue de l'homme d'Eglise :

Tiens, ça t'remettra les idées en place ! Cool
Et sois content qu'j'ai pas utilisé mon crochet, hein ! Evil or Very Mad

Puis l'idée vint dans la seconde au baron : la maquette avait-elle été endommagée ?! Shocked
Se replongeant sous le linge, miraculeusement resté en place malgré sa réaction, Granville fut soulagé : pas un cordage ou un mât ne manquait à l'appel !


Aaaah ... Very Happy

Alors il reprit son observation, ponctuant celle-ci de quelques phrases bien senties :

Bah, t'inquiète pas, hein ! C'est juste un cardinal qui veut faire son malin, et détruire les cadeaux au duc ... Rolling Eyes
Sont fous, ces romains ... Sad


Et peu importait de parler en public à une maquette ; Granville appréciait les navires, même les petits ! Cool
Morkar a écrit:
Un point partout... Spinoza revient à la marque... Et ce match de Soule commence à devenir classiquement violent... Mais il fallait faire cesser cela. Morkar s'avança alors d'un pas, laissant son chapeau mouillé sur le sol, et déposa une main gantée de cuir et de métal sur l'épaule du Héraut Aaron.

- Ne réagissez pas, je vous prie, Eminence. Ce spectacle est certes des plus comiques, mais l'heure n'est pas à ce genre de légèreté. Si vous souhaitez faire une scène, faites là plus tard, et avec Granville. Ce n'est plus un enfant, maintenant. A vous de régler cela en grandes personnes... En nobles...

Concentrez vous sur la cérémonie...
Cronos a écrit:
Cronos souriait très franchement sous son heaume. Quelle scène incroyable où un baron spinoziste subissait l'assaut au caducée d'un Cardinal qui ne mértia par la suite qu'une bonne gifle hérétique.

Il n'y avait bien qu'en Normandie qu'on voyait de telles choses et c'était ce que Cronos aimait. Son statut l'obligeait cependant à intervenir ce qui lui déplaisait un peu. Heureusement Gisors avait été beaucoup plus rapide que lui et ne reniait pas plus son amusement.
Cela laissait du temps au Vicomte Noir pour prendre plaisir à observer encore la scénette.
Aaron a écrit:


    Rory sortit brutalement du dessous du drap. Cherchait d’où venait le coup. Il s’arrêta sur le cardinal, puis, sans que ce dernier n’eut le temps de réagire, il lui donna un soufflet. L’archevêque releva la tête brusquement, m’ait n’eut pu éviter la main. Le vicomte resta pétrifier devant l’arrogance du jeune baron, blessé dans son amour propre, dans son honneur… Jamais encore un homme n’avait levé la main sur lui, encore moins un Normand. Le cardinal sentit la présence d’une main sur son épale, mais ne bougea pas ; une voix le conseillait… Il dit :

    Rassurez-vous duc, je ne relèverai pas l’affront qui me fut fait ici… Mais je ne l’oublierai pas !

    Aaron se retourna vers celui qui venait de l’insulter. Déjà, il retournait sous le drap. Le cardinal lança sur un ton sec, sévère et sérieux en tendant sa caducée en direction du baron et lui lançant un regard noir…

    Ecartez-vous baron et retournez vous asseoir !

    Puis, se retournant vers l’assemblée, tout en caressant sa mâchoire et ruminant l’action qui venait de se dérouler, il dit :

    Chers membres de l’assemblée nobiliaire, chers dignitaires, nous allons pouvoir commencer…

    L’archevêque de Reims sortit de son étuis un petit papier où était inscrit son discours.


Aaron a écrit:


    Bien, chers dignitaires, chers barons et vicomtes, chers ducs, nous voilà ici rassemblé, une fois de plus, afin de réitérer notre allégeance au duc de Normandie, réélu pour l’occasion. Dans ces temps difficiles, il est plus que nécessaire de montrer et prouver notre attachement à la couronne ducale. Voilà pourquoi, cette fois-ci, e mémoire de votre anoblissement, je vous ais invité emmener avec vous un élément symbolique de votre fief..

    Un après l’autre vous vous suivrez. J’abandonne cette fois l’ordre de préséance puisqu’en Normandie, il semble difficilement applicable…


    Le cardinal sourit, amusé.

    Bien, cette cérémonie est désormais ouverte. Je crois que certain en profiterons pour faire une annonce, je les laisserai donc faire et interviendrai quand cela sera nécessaire.


caturix a écrit:
Voyant que tout le monde semblait attendre que l'autre fasse le premier pas, le serviteur aux couleurs de Bacqueville qui avait d'autres chats s'avança vers le duc et s'agenouilla tendant d'une main la lettre de son maistre et posant le coffret à terre. La fameuse lettre contenait le message suivant :

Citation :
Vostre Grasce,

Une nouvelle fois, vous estes vous monter sur ce trone et gardez la couronne ducale. Puissiez-vos continuer à servir la Normandie et le peuple normand comme vous l'avez fait jusqu'a présent.

Pour ma part, je renouvelle mon allégeance envers vous, la Normandie et le Roy et promet de les défendre par tous les moyens dont je dispose dont ma vie. Mon bras, mes terres et mes gens sont à vostre disposition si le besoin vous en était avéré pour la défense de nos terres, de nos valeurs et du roy.

Je vous ai amener dans le coffret qui accompagne cette missive, un présent représentatif de mes terres qui sont le fief des tanneurs. J'ai donc demander aux meilleurs d'entre eux de vous faire une paire de bottes de cuir supérieur avec un ours brodé sur chacune d'entre elle car je sais que vous avez de bons sentiments envers cet animal.

Respecteusement,

Faict à Montmirail le cinq décembre mil quatre cent cinquante cinq,
Caturix du Val de Saire, Baron de Bacqueville-en-Caux et Seigneur de Conteville.



Le serviteur attendit comme son maistre lui avait ordonné que le duc lise la missive avant de lui tendre le coffret qui lui était destiné...

Edit : correction orthographique
Rory. a écrit:
Granville entendit le cardinal lui donner un ordre impérieux, et s'imagina un regard noir se porter sur son postérieur, puisque sa tête était sous le linge ...
Il prit le temps de dire au revoir à la maquette, après avoir encore admirer ses courbes fines, puis sortit de la tannière de tissu, replaçant l'étoffe afin de cacher au mieux le présent du duc.

Alors il reprit sa place dans l'assemblée, et demanda à un serviteur un godet de calva, sans jeter un seul regard au champenois caducéen ...
Cronos a écrit:
Après la prestation du servtieur de Bacqueville, Cronos se leva et s'avança à son tour, désireux d'accomplir son devoir comme ça son habitude.
Il tenait danssa main droite un grand tissu qui dissmulait un objet visiblement long et pour le moment mystérieux.

Avant de dévoiler la chose, Cronos courba l'échine dans un salut un peu raide dûe à son armure et prononça de sa caverneuse voix de heaume.



Moi Cronos dict le Noir, Vicomte d'Yvetot, Grand Connétable de France et Pairs de France, renvouelle en ce jour mon allégence à Sa Majesté le Roy Levan III et reconnaît en votre personne, Duc Godvador de Normandie, la représentation de la Couronne en nos belles terres normande.

Il fit une pause histoire de faire monter un peu le suspense comme il aimait à le faire puis, un geste très rapide, lança l'étoffe qui recouvrait une énorme épée avec laquelle il pique le sol tout proche du Duc. On pouvait voir que le pommeau avait la forme allongée d'un héron dont le deux aîles déployées formaient la garde et dont le bec se poursuivait sur l'énorme lame.
Se tenant ainsi devant cette grande épée qui contemplait son futur propriétaire, Cronos poursuivit.


Voici le dernier chef-d'oeuvre des forgerons d'Yvetot. Cette épée ne sera pas trop grande pour protéger toutes la terre de Normandie et sa population.
Puisse-t-elle vous apporter grande renommée par les armes. Je vous laisserais en choisir le nom.
Elgrande a écrit:
A la suite de Cronos, Elgrande d'avança,



Moi Elgrande d'Orbieux, Vicomte en Normandie, seigneur d'Avesnes en Bray, renouvèle ici mon allégeance à Lévan III Roy de France en la personne du Duc de Normandie Godvador.

J'ai amené avec moi du bois de la forêt d'Avesnes en Bray. Avec ce bois, la Normandie pourra construire les plus grands et les plus beaux navires, les armes les plus solides, les flêches les plus précises, les maisons les plus confortables.


Puis il se retira dans le fond de la pièce et attendit la suite des discours.
Alcalnn a écrit:
Une estafette aux couleurs de Montgommery vint au chateau accompagnée d'un chariot recouvert d'une bache.....

-Mon suzerain vient porter allégence au Duc! annonca t il.

Il fut introduit dans la salle et déroula un vélin qu'il lut à voix haute et claire:


Citation :
Moi Alcalnn Blackney, Vicomte de Montgommery par la grâce d'Aristote, à mon Duc, Godvador de Normandie,

Que mon suzerain entre dans son deuxième mandat et que la Normandie prospère toujours, je rend une fois de plus, mon serment de fidelité à la Couronne de France, au Roy par l'intermédiaire de la Couronne Ducale de Normandie, au Duc Godvardor de Normandie.
Qu'il soit su, que si je faisais, à l'avenir, défaut de ce serment, je sois destitué de mes titres rattaché à cette terre!

Faict le 23 des calendes de Décembre 1455 entre Laval et Ambroise, en présence de moi mesme.



ps: ci viennent mes présents.



Sur ceux on entendit un immense chahut dans la cour. Une pile de bois vennait d'être déposée.



L'estafette annonca:


-50 bouts de bois de 2 pouces, 50 bouts de bois de 3 pouces, 50 bouts de bois de 4 pouces, 50 bouts de bois de 5 pouces.......... Une heure et demi plus tard, la voix de l'estafette éraillée: et 50 poutres de la longueur de la grande salle.

Ce fut dessuite suivit par un seau de dés de 30 centimètres de diamètre et d'une hauteur de 40 centimètres et 100 à 200 dés à six faces.



-Voici les dès,continua l'estafette, qui serviront si vous ne voulez pas jouer avec les poutres Messire.


Puis fut apporté un lourd vélin:

Citation :
Règles :

Pour être tranquille et avoir de la marge, vous pouvez tirer 60 fois les dés de suite (dans les règles à 3 dés).

Le premier joueur (celui qui préfère le jeu Sloubi), tire les dés et les additionne. Chacun fait de même à son tour, une fois que le joueur précédent a finit d'additionner les dés.

Le plus grand nombre remporte le tour. Le joueur qui a fait le plus grand nombre a 14 possibilités :
- Annuler le tour.
- Passer.
- Changer de sens.
- Recalculer les points.
- Compter.
- Diviser par 6 le total des dés.
- Jeter un bout les bois de 15 pouces (quand on joue avec les bouts de bois).
- Se coucher.
- Jouer sans atout.
* ou faire un appel :
- Appel de +1.
- Appel de +2.
- Attrape oiseau.
- Régoudon.
- Chante Sloubi (favoriser chante Sloubi).

Pour chanter Sloubi il faut dire "Sloubi un, Sloubi deux, Sloubi trois.." etc. jusqu'au score fait par les dés ( Si vous avez fait 644 il faut compter jusqu'à 644 "..., Sloubi six cent quarante-trois, Sloubi six cent quarante-quatre"). En chantant, il faut gigoter les coudes et les mains et taper des mains, les taper sur la table ou sur votre tête en rythme. Les autres joueurs doivent vous arrêter à votre score.

Pour arrêter un joueur il faut dire "Sloubi !" et non pas "Stop !" ou "C'est bon !".

Lorsqu'un joueur adverse dit "Sloubi !" à votre score, on change de tour, sinon le joueur doit recommencer à chanter Sloubi.

Le joueur suivant, celui qui a fait le score précédent le premier, donc le deuxième joueur a 19 possibilités :
- Passer.
- Scier en deux les 50 poutrelles de 30 pieds (quand on joue avec les bouts de bois).
* Relancer :
- Doublette.
- Jeu carré.
- Jeu jeu.
- Joue le jeu.
- Jeu de piste.
- Jeu gagnant.
- Jeu boulin.
- Jouganou.
- Gagna.
- Catact.
- Tacate.
- Cacatac.
- Cagactaca.
- Ratatac mic.
- Chanter Sloubi (favoriser chante Sloubi).

Pour chanter Sloubi ! se référer à la règle de premier tour.

Et ainsi de suite.

Quand tout le monde en a marre, on peut adapter les règles pour faire 10 jets de 2 dés moins 4. Ça donne un résultat entre 16 et 116.


Il s'agissait des règles...
Rory. a écrit:
Rory s'intéressa de près aux règles de ce jeu qu'il ne connaissait pas :

Ben moi, j'préfère l'jeu du pélican, avec les artichauts ... Very Happy
Akane a écrit:
Un page arriva, message dans la main scellé par un cachet de cire aux armoiries de Caux, de Vernon et Bolbec. Deriière lui, une bien étrange marchandise suivait...

Il attendit que l'estafette du Vicomte ai terminé pour prendre la parole. Il s'éclaircit la voix et commenca


- Duc Godvador, je viens icilieu vous lire l'allégeance de ma suzeraine

Citation :


Moi Akane de Clairval, Duchesse de Caux Vicomtesse de Vernon et Bolbec, renouvelle ce jour mon serment de fidelité envers la couronne de France , et nostre Duché.

Je mets à la diposition de notre duc Godvador mon épée, ainsi que mon savoir faire si le besoin s'en faisait sentir.

Faict à Montmirail le onze décembre mil quatre cent cinquante cinq,
Akane de clairval, Duchesse de Caux, Vicomtesse de Vernon et Bolbec


Il lut le second parchemin enroulé avce le premier à voix haute

Citation :


Ma chère Kirah

Penses à me ramener futs de calva, et gourmandises diverses, il fait très froid à Montmirail ! Ah et... Il faut pour une de tes soeurs un viyage de noces ( tu comprendras ) et du chouchen

Ton amie

Akane


La page confus d'avoir lu une missive à tort, fit un grand sourire de nigaud au cardinal champenois pour éviter ses foudres. Il présenta ensuite le présent de la duchesse en soulevant le drap le recouvrant, des roucoulements se firent entendre, dans une cage, il s'agissait de colombes blanches.

Citation :


Cher duc et ami,

Reçois ce jour ce présent, symbole de Caux... Des colombes. Tu n n'es pas sans savoir que Caux regorge en ces manoirs et maisonnées de nombreux colombiers.

Des colombes, symbole de paix... Gageons que cela nous porte chance, et que la paix et prospérité persiste sur nostre beau Duché.

Bien à toi,
Akane

vinkolat a écrit:
A la grande stupéfaction des gardes en faction, la roulotte et son escorte s'arrêta devant l'entrée du Palais ducal de Normandie.

Avant même que les couleurs criardes du véhicule ne viennent agressés leurs regards, ils avaient pu suivre sa bruyante et bringbalante progression sur les pavés inégaux des rue de Rouen. Hilares, ils l'avaient vu faire son entrée sur la Place cerné d'une foule trottante de gamins des rues. Aucun d'entre eux n'avait pu résister à la curiosité, amusée ou craintive, que déclenchait chez eux équipage aussi exotique.
Même dans une province aussi tolérante que la Normandie, le peuple voyait les Bohémiens d'un fort mauvais oeil. Et en l'occasion, Aristote sait qu'en tel meute de jeunes Normands, l'esprit batailleur eut pu naître très vite, et faire de l'attelage fort amusante cible pour un concours impromptu de lancer de mottes de terres, déjections animales en tout genre, voir bon gros pavé.
L'homme qui dirigeait le véhicule ne leur en avait pas laissé l'occasion. Debout sur le banc du conducteur, il avait, en un claquement de doigt, donné à l'instinct grégaire des jeunes Normands qui le cernait de quoi se rassasier...


- Su'l'Duc d'Normandie, la donzelle chuta,
Ce qui les laissa, les bras dans les bras.
Dit'-moi, mes morveux , c'qui leur arriva ?
Dit'-moi, mes gamins c'mment ça finira ?

- S'ront rabouolaé sâo*, et l'histoire n'l'dit pas !

s'époumona joyeusement et en choeur la jeune normande en réponse au beuglement de l'homme.

C'était là le dernier couplet d'une antienne contant les aventures d'un Duc de Normandie, d'une jolie donzelle pas farouche et d'une imposante quantité de calva. Il avait su fédérer par sa grivoiserie la jeunesse normande. L'homme, qui sautait à présent lestement de son poste de conduite, n'en avait point douté.

Il avait vêture habituelle chez les Bohémiens. Sur ses cheveux fins et d'un noir de jais, masquant un anneau d'or de taille respectable qui lui pendait à l'oreille droite, reposait un chapeau de feutre sombre, assorti à sa veste mi-longue et serrée à la taille. Les revers de celle-ci, qu'il portait sur une chemise blanche sur laquelle tranchait un foulard d'un rouge vif noué autour de son cou, était cousus de pièces de d'argent percés d'un trou en leur centre. Il portait des pantalons étroits faits de grosse toile noire, dont les jambes étaient glissées dans des bottes de cuir fatigué.
Quelque chose cependant faisait de lui un Bohémien étrange. De visage au cuir buriné et rôti par le soleil et le vent, point. De blocs de charbon noir comme la nuit pour éclairer un regard, point. De sourire joyeusement triste, ou tristement joyeux, propre aux gens du voyage, point non plus. Chez lui, un sourire dévoilait sans retenue aucune deux rangées de dents blanches, ses yeux brillants célébrait chaque jour le bleu d'un ciel de canicule, et son visage se faisait ode à l'onctueuse crème que l'on tirait du lait de Normandie. Drôle d'oiseau que ce Bohémien là, décidément.

Il se faufila vers l'arrière du charriot, riant et distribuant force bourrades amicales aux membres de son improvisée garde d'honneur. Lestement, il grimpa sur le marchepied qui facilitait l'accès à la porte ouvrant le fourgon. Il l'ouvrit sans hésiter, puis tendit une main invitante à l'intérieur en prononçant quelques mots à voix basse. Un sourire aux lèvres, il se tourna alors vers la foule en levant la main pour l'inciter au calme.

- Bell's d'moiselles et gentils d'moiseaux, v'là que va sortir cell'qu'est ma donzelle à moi !

Tandis que sa compagne s'avancait à la lumière, l'homme ajouta, sur un ton complice
Mais 'lle va pas aimer êt'traitée d'donzelle, ma parole. Ca va m'couter, je crois ...

Son sourire vira de la joie à la malice pure, et se tournant vers celle qui avait saisit sa main, il ajouta en chantonnant :

- Dit'-moi, mes gamins c'mment ca finira ?
- S'rez rabouolaé sâo*, et l'histoire n'l'dit pas !


hurla la foule des gamins, la fin de la phrase se perdant dans un éclat de rire général.

Les gardes ducaux, eux se mirent à prier silencieusement Aristote pour qu'Il change la destination des deux étranges vagabonds qui traversaient à présent la foule des gamins rouennais main dans la main ... dans leur direction !


(*)Etre ivre mort
kirah a écrit:
Brouhaha et eclats de rire entraient par les interstices de la roulotte qui les menait cahin caha au travers de la capitale normande. C'est qu'il faisait bon vivre dans cette province mais le lot de curieux habituel les accompagnait.
Tant mieux voilà qui serait de bon commerce pour la suite. Quelques tirages de tarots, les affaires rouleraient bien.
Attentive au boniment qui sortait des levres fanfaronnes de son compagne, elle rajusta le foulard eclatant qui ceignait son visage, dissimulant le front, et la marque rouge qui l'ornait. Souvenir d'une baguarre qui s'était mal terminée. Sa chevelure de feu était mise en avant par le corsage de noir et d'émeraude et la chemise blanche qui comprimait son corps aux formes on ne peut plus féminines. Corps énergique c'est sur. Quant à l'entrainement suivi pour y arriver, un peu de roulotte, un bon compagnon, inutile de faire un dessin. Et puis ces Gadjé n'auraient pas compris.
Jupes éclatantes comme sa chevelure, rebrodures et pieces d'argents le long qui tintaient à chacun de ses mouvements... la peau etait halée comme celle de ceux qui voyagent fréquemment sans couvre-chef aucun. Bracelets de cornes, colliers de pierreries, ornaient ses bras et ses chevilles que l'on devinait sous les différentes jupes qui constitueaient son habillement.


- Su'l'Duc d'Normandie, la donzelle chuta,
Ce qui les laissa, les bras dans les bras.
Dit'-moi, mes morveux , c'qui leur arriva ?
Dit'-moi, mes gamins c'mment ça finira ?


- S'ront rabouolaé sâo*, et l'histoire n'l'dit pas !

Ah ces normands à la répartie facile ! tout de suite ils avaient deviné la réponse. C'est des contes et légendes sur les illustres familles du pays, il en pleuvait. Cette Gadji qui avait ensorcelé ainsi l'duc de Normandie... Arlette la mam'zelle. Mais de là à esse rabouolaé sâo... hum, surement vu la boisson locale. Quoique le bonniment, il n'était pas mieux !
Un léger mouvement à la roulotte, une porte qui s'ouvre


- Bell's d'moiselles et gentils d'moiseaux, v'là que va sortir cell'qu'est ma donzelle à moi !

Ah dit pardi ! Hardi mon hom' ... est tu donc sur que j'suis bien à toi ?

Roulant des hanches, l'oeil aguicheur, elle prends sa main à ce beau Roms au teint si particulier. C'est clair que pour la peine, il vaut le détour et le regard que ce bohémien... Mais il est bien trop sur de lui ! Prenant à parti la jeunesse qui les entoure, elle les salue d'une petite flexion, tenant ses jupes, laissant voir le mollet fin.

Latcho dives, le bon jour, gadji. Comment allez vous ?
Vous s'crovez donc qu'il doit s'riboulaé sâo pour m'retrouver l'soir vous ?
Ou bien qu'j'edois l'estr' ?


D'un clin d'oeil elle apostrophe quelques jeunesses qui trainent souvent alentour des garcons, leur fait un clin d'oeil, et revient au bohémien, posant une main possessive sur son torse

Allons donc, par Dev, un pareil homm', pas b'soin d'calva ! croyez pas ?

Et la bohémienne d'embrasser l'homme à pleine bouche devant tout le monde, puis le prenant à parti tous

Avec des levres pareilles, il vous s'riboul' sâo en un rien d'temps !

Revenant à son amant ainsi montré et mis en avant, elle lui prit la main et lacha une dernière boutade en éclatant de rire

Allons l'homm', tel est donc pris... qui etait trop sur de lui
vinkolat a écrit:
La théâtrale attitude de reddition qu'adopta l'homme et ses yeux rond ouverts, brillants d'une gourmandise égrillarde, en disait long sur le déplaisir à se trouver pris !
La
bohémienne pourrait plus tard se venter de l'avoir surpris, comportement aussi outrancier n'étant guère habituel chez elle. Mais il gagnerait à le devenir.
Ainsi traversèrent-ils en riant la foule de gamins hilares et, pour certains aux portes de l'âge adulte, passablement émoustillés par la scène à laquelle ils venaient d'assister ! L'homme rit de plus belle, songeant qu'ils auraient elle et lui péché inédit à avouer à leur confesseuse !

Deux fois quinze pouces d'acier aiguisé comme rasoir le ramenèrent à la réalité. Les lames croisées et menaçantes de deux pertuisanes se dressèrent soudainement entre les deux bohémiens et les portes du château de Rouen.


- Pas l'jour des bateleurs et des romanichels ! Fichus traîne-misère ! Fichez-le camp tous les deux !

Un Lexovien, généralement mal embouché, que Vinkolat se souvenait avoir recruté des années auparavant lorsqu'il était Connétable de Normandie, faisait ce jour office de sergent, et l'ordre qu'il aboya ne laissait place à aucune discussion. Pourtant ...

- Traîne-misère ? Tout doux, sergent, et soyez prudent dans le choix des qualificatifs que vous associez à bateleur. J'ai ouïe dire que le duc Godvador en personne ne rechignait pas à l'occasion à se faire montreur d'ours !
Vous n'oseriez pas traiter votre Duc de traine-misère n'est-ce pas ? Allons ...[/b]

Il avança la main pour écarter les armes
... nous sommes attendus, mon ami. Faites place à la Du...

Le sergent aboya littéralement, et les lames tenues par ses gardes, loin de se relever, s'opposèrent plus fermement encore au passage.
Vinkolat soupira ... malicieusement. Le butor en uniforme l'ignorait encore, mais une surprise l'attendait. Il se tourna vers sa compagne et lui souffla en souriant.

- Je reviens un moment. Tache de ne pas lui mettre la tête à l'envers pendant ce temps. Pause, sourire taquin.Oui, je sais, je suis exigeant.

Il se précipita vers la roulotte en riant, et en revint très vite, les bras fort encombrés de deux paquets de lourdes étoffes bleu roy. Il en confiant un d'autorité au Sergent, et défit habillement le second.
Il en tira un lourd manteau bleu doublé d'hermine dont il revêtit avec douceur Kirah, et une couronne ducale dont il la coiffa, avant de s'emparer du deuxième paquet et de revêtir avec nonchalance lui aussi, son manteau de Pair de France et sa couronne de vicomtale, par dessus ces frusques de bohémien.
Il plongea alors la main dans la large poche intérieure de son manteau et en retira un objet qu'il tendit à son amie.

- Ma très chère Estouteville, j'eus voulu vous offrir sceptre d'or et d'ivoire, mais point n'en ai trouvé. Il vous faudra vous satisfaire de ceci.

... il se tourna alors vers le sergent et planta son regard dans le sien.
Avant que Kirah ne vous montre tous les avantages du marbre sur l'or et l'ivoire, voulez-vous, sergent, nous annoncer ? Nous sommes ...

Il énuméra sans prendre respiration leur nom et la longue litanie de leurs titres, pointant en même temps du doigt le menaçant et surtout

... légendaire rouleau à pâtisserie de marbre de Rohanna !, que celle-ci avait légué à Kirah pour les cas où ...

Heu, non. Vinkolat préférait ne pas savoir pourquoi elle le lui avait légué...
kirah a écrit:
- Je reviens un moment. Tache de ne pas lui mettre la tête à l'envers pendant ce temps...Oui, je sais, je suis exigeant.

La tete à l'envers ? boudiou, voilà qui aurait été bien amusant pourtant. Voyons, une petite oeillade, petit geste accrocheur, poitrine en avant... La bohémienne avait tous les avatars liés à son personnage. Gouaille et audace, elle les portait à bras le corps.

Alors l'soldat ? C'que tu vois t'plait ? ahh Gadji... tu fais ton office... les tarots ? ca te dit ?
Je recois en privé, dans la roulotte... Les meilleurs de mon peuple m'ont appris. La vie... l'amour... l'ambition... Mes tarots peuvent t'aider.


Son compagnon revint alors sur les marches du palais où il l'avait laissée seule face aux soldats. Chaleur sur ses épaules, douceur de l'hermine. Aristote qu'il était lourd ce manteau parfois. Mais du coup, on ne pouvait plus ignorter qui ils étaient. Quoique... vu ce qu'il était arrivé aux deux pairs récemment on aurait pu imaginer qu'ils avaient volé manteaux et couronnes à leurs propriétaires. Elle reconnaissait le visage du Soldat... encore un qui l'avait cotoyé il y a longtemps de cela quand on lui avait remis les rennes de la Normandie un temps entre les mains. Inconscients qu'ils étaient tous à l'époque.

- Eh bien soldat ? L'manteau m'sied pas assez à ton gout ?

L'air ne fait pas la chanson dit l'adage, mais la tete du soldat à cette boutade valait bien son pesant d'or. Rejetant la tete en arriere mais pas trop pour ne pas perdre la couronne, les mains sur les hanches, elle éclata de rire, violent contraste de la bohémienne et de la duchesse.

- Ma très chère Estouteville, j'eu voulu vous offrir sceptre d'or et d'ivoire, mais point n'en ai trouvé. Il vous faudra vous satisfaire de ceci.

Le rire continua de plus belle. Oh là ! Voilà donc ce qu'il avait fait demander à son intendant tandis qu'elle préparait le paquet pour le duc de Normandie. Au souvenir des circonstances où elle avait recu ce "cadeau" particulier elle eut une pensée un moment pour Rohanna qui lui avait fait ce cadeau et pour Aegidius qui le lui avait remis malgré les souvenirs attachés à cet objet. Clair que là, Dieppe était mis à l'avant... lui et son bataillon de rouleaux à patisserie. Le rouleau dans une main, elle empoigna sa jupe de l'autre. D'un geste plus sec, elle en dégagea une des serpillères qui la quittait rarement depuis son retour sur les terres normandes.

Tsss, allons donc, va-t-il falloir montrer tous nos laisser passer pour les convaincre ? Rouleau en marbre de Dieppe, Seau d'eau de Fecamp, Baffe de Honfleur, Serpillère de Bayeux, CalvaCreme de Lisieux, ... quoique là... je parie que tu préfères l'assaut de bisoux d'Avranches n'est ce pas ?

Fi donc monsieur le pair de France, votre bras ! Quelle est donc cet homme ?


"A dit pardi ! hardi mon homm'"... la ritournelle flotta dans son esprit un instant. "s'embecqueter a estre rabouolaé sâo,...". Du bout du rouleau elle dégage, royalement, les lances qui leurs barraient le passage toujours. Et l'oeil toujours coquin, souffa au garde en passant

Mes tarots, n'oublie pas... l'amour, la vie, l'ambition... tout ils éclairent... meme les lanternes...
Morkar a écrit:
[Dans la salle des offices...]

Estienne Morkar attendait. Il attendait l'arrivée de Benoit, qui devait amener un objet. Mais le temps menaçant avait dû le décourager, et depuis quelques jours, depuis le retour, Benoit était devenu un peu souffrant. Préférant ne pas trop l'user, Morkar lui avait donc dit de ne pas faire trop d'abus. Avait-il considérer qu'apporter le cadeau pour le Duc Godvador était abusif ? Rien n'était moins sûr...

C'est alors qu'un page du castel vint le trouver. Un messager d'Evreux était arrivé, laissant un encombrant paquet. Il lui suivit jusqu'à la cour, puis il passa dans les communs, avant d'arriver vers la poterne, où en effet était entreposé un objet emballé dans du tissu. Il demanda à ce qu'on l'amène vers la salle des allégeances, et s'y rendit d'un pas rapide. Il entr'aperçut d'un coin d'oeil le manège que menaient quelques roms... qui n'en n'étaient certes pas... Il sourit alors...

De retour dans la salle, il fit un pas vers le Duc, et demanda la parole, que lui donna Aaron de Nagan.


- Vostre Grasce,

Moi, Estienne Morkar, Duc d'Evreux par la volonté des normands, jure en ce lieu ma fidélité. Je vous porte ma complète allégeance et promet d'offrir soutien et conseil à la Normandie et à Vostre Grasce si elle me le demande. Par mes voeux, je jure allégeance à sa Majesté Levan III, Roy de France, et je montre ma volonté publiquement, au Duc de Normandie qui est le représentant de sa Majesté Royale.


Et tandis que les domestiques apportaient le paquet, Morkar leur fit signe d'approcher cela, avant qu'il ne reprenne la parole...

- Vostre Grasce, à l'invitation du Héraut de Normandie, pour ces allégeances, il fut question de vous apportez une offrande. J'avoue que j'ai réfléchis, assez longuement, pour vous trouver de quoi satisfaire cette question. Et ce ne fut point simple.

A Evreux, on produit de la farine. Je vous aurais bien ramené un sac ou deux, comme cela, Vostre Grasce aurait pu manger pendant quelques jours du pain en pensant à mon fief, mais j'ai trouvé cela assez peu judicieux, finalement.

J'ai hésité un temps à vous apporter une arme. Et je me dis que j'ai bien fait de ne pas le faire. Rory et Cr... Pardon... Granville et Yvetot vous ont déja armé avec intelligence et goût. Vous aurez de quoi lever l'Ost, si cela est necessaire. Il y aurait bien eu une couleuvrine, sinon. Cela aurait été cocasse de vous offrir cette arme. Mais quelques esprits chagrins auraient qualifier ce cadeau d'empoisonné, j'en suis certain. Pensez donc... Explosif et irrégulier... Cadeau de piètre qualité, pour sûr.

Nous avons aussi un peu d'or, à Evreux, puisque ma ville abrite trois orfèvres de grand talent. Mais là encore, comment vous offrir une parure ou un bijou sans qu'on dise que je vous prend pour quelques bougres mal définis ? Comment vous faire don d'un sceptre doré sans m'entendre dire que je flatte bien maladroitement le Duc de Normandie, que je cherche à faire naitre un orgueil ? Il est vrai, comment ?

J'ai donc oublié là aussi cette idée...

Et puis, en prenant l'air, un matin, sur les remparts de mon castel, l'idée, évidente et simple, me frappa comme un simple murmure soufflé par Aristote et inspiré par son humilité. Je suis allé donc voir qui de droit, et j'ai donné de quoi m'assurer ceci...


Il fit un geste à un serviteur, qui souleva alors le drap qui entouré l'objet apporté. Dessous, il y avait une solide armature de bois, comme un cadre, mais renforcé en plusieurs points. Au centre de ce cadre boisé, un tissu de lin était tendu. Morkar s'approcha alors, sortit son couteau, et découpa le linge, laissant alors apparaitre du verre teinté, puis plus globalement un vitrage, et pour être plus précis, un vitrail.

- Voici...

Un domestique passa derrière avec une torche, laissant ainsi passer une lumière qui s'habilla de dizaines de couleurs...



- Voici mon cadeau, Vostre Grasce.

Au lieu de vous faire confectionner un objet couteux, j'ai décidé d'offrir à votre nom un don. Ces vitraux seront sous peu placé en la Cathédrale Notre-Dame d'Evreux, qui est en restauration. J'ai demandé aux artisans verriers de faire en sorte que vous soyez associé à cette restauration par l'indication sur ces vitraux de votre nom...


Il montra alors le coin inférieur droit des vitraux.

- ... "Notre Duc Godvador, protecteur de la Normandie et des Normands"...

Puisse ce message vous assurez prospérité dans ce monde et le prochain...


Il s'inclina et recula d'un pas, attedant une arrivée... prochaine...
vinkolat a écrit:
On se souvenait peu des frasques du jeune Vinkolat débutant en politique en ces murs. La Nâchu duchesse avait par contre laissé en chaque brique, chaque planche du château, empreinte qui ne s'était point effacée.
Mais en cette après-midi, ils ajoutèrent, ensemble cette fois, nouveau lot de souvenirs à cette bâtisse qui semblait destinée à en voir de toutes les couleurs.
Sur la lancée de leur arrivée fracassante, comme une nef débordant de fantaisie fendant les flots d'une mer trop tranquille, ils traversèrent en riant et plaisantant à gorges déployés, couloirs et antichambres qui menaient à la Grande Salle des Audiences en laissant dans leur sillage regards sidérés comme rieurs, mimiques de stupéfaction ou emplies d'hilarité, rictus dédaigneux et réjouis.


- Chiche qu'on le refait au Louvre !

dit le Vicomte tandis qu'ils arrivaient devant les portes de la Salle.
- D'ailleurs ... Tu penses à ce que je pense ?

Des yeux, il désigna la salle, puis dans le regard complice de la Duchesse, lut la réponse à sa question.
Sans qu'un mot soit prononcé, leurs mains se délièrent, celle de la
bohémienne venant se poser avec délicatesse et retenue sur l'avant-bras présenté de son gadjé. L'un et l'autre se redressèrent, roidement, le regard portant sur un point fictif à l'horizon. Protocolaires.

- Annoncez-nous, voulez-vous, huissier ?
dit-il d'une voix neutre.

Ils s'avancèrent dans la salle bondée à l'annonce de leur nom. A la mode du Louvre, ils saluèrent formellement l'assemblée d'une flexion impeccable lorsqu'ils eurent précisément fait cinq pas dans la pièce. Ils se dirigèrent, lentement, majestueusement, vers le dais sur lequel trônait le Duc Godvador. L'un et l'autre saluaient bourgeois et nobliaux de l'assemblée comme si de rien n'était. Comme si, -Non, non!, il n'y avait rien d'étrange à les voir se présenter ainsi, ensemble, vêtus comme
voleur de poules et tireuse de cartes, couronnés et couverts d'hermines !

Vinkolat aperçu Estienne Morkar, enfin,
Evreux, et sa moue désapprobatrice et résignée à la fois manqua de faire éclater le rire qu'il gardait à grand peine derrière son masque de sérieux protocolaire depuis dès son entrée.
Si son vassal se lamentait de la nouvelle entorse au
vivre noblement de ses Liges, le Cardinal Aaron lui sembla, lui, purement et simplement résigné. Vinkolat aurait en tous cas juré l'avoir vu, fugacement, lever les yeux au ciel.
Le Duc Godvador sur son estrade, qu'ils avaient enfin rejoint, dissimulait lui ses lèvres derrière sa main grande ouverte. Mais ses yeux brillants trahissaient son amusement ...

Ils s'inclinèrent à nouveau protocolairement devant lui, puis Vinkolat libéra la main de Kirah et s'inclina très respectueusement devant elle.


- Honneur au dame, duchesse.

Et il ajouta dans un souffle difficilement perceptible
Ne soit pas trop longue, tu risquerais de me manquer ... et évite de te servir de ton sceptre !
kirah a écrit:
La traversée des couloirs se fit ... presque comme une volte. Ils se taquinèrent d'un bout à l'autre du long couloir menant à la salle du Trone. Ahh ... dire que six mandats ducaux plus tot, elle était là comme poursuivante d'armes, tout juste dame de Neaufles, inquiete du protocole du chateau et du poste de conseiller qu'elle venait de recevoir. Et la voilà là qui gambadait presque. D'un coup de coude à son cavalier, elle lui murmura

-A ton avis... la cheminée là, tu crois qu'elle m'aime ? Au pire, elle nous aiderait à parfaire ton attirail, Rom's

Là n'était qu'un extrait des conciliabules entre les deux normands qui traversèrent sans plus etre inquiétés couloirs et antichambres. Etait ce le rouleau menacant ? la serpillère ? ou l'air de folie qui les entourait ? Toujours est-il que les gardes les regardaient pantois plus qu'autre chose. Et les deux galopins de s'en amuser d'autant. Par contre, quand ils rejoignir la double porte massive, un seul coup d'oeil lui suffit pour comprendre. Redressant les épaules, le regard flou, comme absent, pose impériale, pose pédante surtout, à l'image de celle qu'il fallait parfois observer en présence de certains hauts dignitaires plutot imbus de leurs titres et autres sujets à rallonge. Si la pose était tenue par contre, difficile de garder le sérieux. Mais une longue expérience des intrigues parisiennes y pourvu.

Les révérences et génuflexions furent impeccables ! Ahhh clairement, le protocolaire "vieux sage" de Paris eut été fier de cet effet ! Au temps pour lui ....
Son rouleau à la main, bien maintenut, Kirah salua à gauche et à droite comme il se devait. L'Amiral non loin eut droit à un regard appuyé, d'autant plus quand elle nota l'absence de celle qui aurait du etre à son coté. Ce regard en eut foudroyé plus d'un à l'armée à une époque. Ses oreilles et son heaume allaient souffrir ! Foi de Nachue ! Le sourire adressé au héraut Normand n'était rien moins que ironique lui aussi. Ce cher Cardinal... Un récent échange par courrier avec la Princesse Ann lui avait appris certaines histoires.... vivement le prochain office à Notre Dame !
Aussi sérieusement que possible alors que ses pensées l'amenaient plutot à d'autres reveries plus fantasques et désoppilantes, elle regarda enfin "son Duc" comme elle se plaisait à appeler Godvador en d'autres lieux. Son regard malicieux se posa sur le duc un instant.

Nouveau salu protocolaire... petit murmure à l'oreille et frisson d'autant.
"Petit farceur sur ton nuage là haut.... " ritournelle lui revint. Un instant elle fixa les levres de Vinkolat, pensant à cette prière qu'elle murmurait tout en meme temps... peut etre... oui da ! ce serait beau une allégeance de la sorte ! Qui sait... le petit farceur là haut... peut etre...
Elle ferma les yeux un instant puis revint au moment présent


Latcho Dives ! Mon Duc ! le Bonjour....

Le salut avait plutot été ...retentissant dans la salle où bruissait les murmures suite à leur entrée

Les tarots ? tu veux pour connaitre le chemin de ton mandat ? tu veux ?

Un hoquet de surprise retentit à coté du duc... probablement le cardinal. Tournant un regard rien moins qu'innoncent vers le vicomte d'Ivry, tout en maintenant le rouleau à patisserie en marbre dans sa main, elle lui fit effrontement ce salut de cour qui convenait à un Cardinal, effleurant sa bague en une révérence rien moins que irr... Puis revenant à Godvador, elle tenta de retenir le rire qui la prenait et s'adressa à nouveau à lui

Un courrier nous a trouvé sur les routes qui nous ramenaient en Normandie. Apparemment, le moment des serments semble revenu. C'est un plaisir de te voir là devant moi, Godvador. Je n'ai pu venir personnellement la fois passée,... les affaires militaires toujours... Mais, à ton grand désespoir surement, revoici "la tenace" devant toi. Inutile que je te présente mon cavalier je pense ?

Eut elle été dans un boudoir qu'elle n'eut pas agit autrement. La situation la piquait au plus haut point et elle s'en amusait a vrai dire, quitte à choquer l'assemblée. Nulle part il n'était dit qu'ils devaient faire les paons durant toute la cérémonie. Il s'agissait surtout de serment honnetes et sincères envers un feudataire et la couronne qu'il représentait là. Et puis... quel plaisir de retrouver la Normandie et de taquiner son héraut favori ? Meme s'il le lui ferait surement payer ensuite, c'était clair. Du coin de l'oeil, elle remarqua deux gamins, de ceux qui les avaient accueillis et qui pour l'un poussait l'un un gros tonneau et l'autre portait un paquet un peu volumineux.
Revenant à Vinkolat, elle posa la main sur son bras


L'heure est donc aux serments....

D'un rapide coup d'oeil circulaire, elle vérifia qu'il se trouvaient à plus de 15 pas du Cardinal quand meme... et que Seriella ne trainait pas dans les parages... après les échos de la salle voutée de Lavardin, il convenait de se méfier. Un geste de la main suffit et les deux gamins approchèrent des deux normands, le tonneau roulant au sol comme un roulement de tambour. De la main, elle montra Vinkolat

A toi le verbe l'ami... je passerai ensuite.
caturix a écrit:
Le cavalier de bacqueville avait hésiter à s'en aller après avoir transmis tout ce qu'il avait à transmettre au duc. Mais finalement il avait décider de rester un peu pour voir comment la noblesse du duché se comportait pour les cérémonies officielles. Il en avait eu un aperçu avec le baron de Granville et le cardinal mais voulait etre sur que ce n'était pas une généralité...

Finalement en voyant le spectacle de l'ancienne femme de son maitre et de l'ancien connétable de France, il eut un grand sourire et fut heureux de ne point etre parti. Il avait rarement eu l'occasion de rire ces derniers temps et meme si ce n'était guère le lieux il ne put se retenir et après tout il n'était que serviteur....

Il resta là ainsi attendant la suite des évènements...
vinkolat a écrit:
Vinkolat sourit, amusé de la voir ainsi scruter par prudence l'assemblée.
Bah ! Le prochain jeudi 8 ne viendrait point les menacer avant que ne fleurisse le muguet, et on en était pas encore aux perces-neiges. D'ici-là, foin de tracas, tout à l'insouciance ! Même si le roulement d'un tonneau extrait des caves de Neaufles sur les dalles de pierre n'y poussait pas vraiment. Un vieux réflexe lui secoua les épaules de l'esquisse d'un mouvement de fuite, avant que le souvenir rassurant de ce que contenait la futaille n'atteigne sa conscience.
Il est des réflexes si vitaux qu'ils prennent toujours le pas sur l'esprit.

Un souffle amusé, et il posa main comme caresse sur la sienne en guise d'acquiessement. Le Vicomte se tourna ensuite vers le page qui lui remit l'enveloppe de toile qu'il avait apporté. Il grimpa jusqu'aux marches de l'estrade sur laquelle se tenait le Duc Godvador, devant qui il mit un genou au sol.

Le Duc de Normandie était clairement ... de Normandie. Il avait fréquenté quantité de dirigeants ces derniers mois, issus des quatre coins du Royaume, et aucun d'entre eux n'avait cette lueur dans les yeux.
Il régnait, soit, mais son regard en disait long sur la façon dont il le faisait. Vivre et diriger
noblement semblait ne rien perdre en Normandie de son acceptation particulière. Le Duc de Normandie ... montreur d'Ours à ses heures ... gagnées, non point perdues !
Il se râcla la gorge sur cet heureux constat : Monseigneur Aaron faisait depuis des mois le déplacement de Reims pour entendre la noblesse normande annoné au mieux, massacré plus généralement, la même formule rituelle, autant lui la livrer au plus vite.


Moi, Vinkolat de Gisors, Vicomte de Gisors, chevalier d'Orsay et Pair du Royaume, renouvèle ici mon allégeance à Lévan III Roy de France en la personne du Duc de Normandie Godvador.
Leur soit acquis le service de mon esprit et de mon bras.


... pour peu qu'il ne serve pas déjà de refuge à bien plus charmante créature, ce qui a tendance à distraire le premier de toute autre chose.

lança-t-il en pensées à quelques pas en arrière. Qui sait ? Leurs esprits s'étaient peut-être mis au diapason de leurs tenues et comportements de bohémien ? Or tout le monde sait que les gens du voyage ont de fort curieux talents, non ? Tous, peu ou prou, un peu magicien, c'est certain.

Il attendit quelques secondes accusé de réception à son message
magique, puis, un grand sourire aux lèvres, défit la toile qui enroulait son paquet, et en tendit le contenu au Duc Godvador. La branche fraichement coupée d'un buisson ...
- J'ai envisagé de te remettre l'un de mes manteaux de Pair, mon Duc, symbole oh combien évocateur de ma volonté de servir la Normandie quoi qu'il m'en coute.

Il marqua une pause avant de poursuivre.
- Mais je n'offre mes mantels que par galanterie, et la Normandie n'a rien d'une galante, n'est-ce pas, ursin duc ?

Une sourire complice se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il chuchottait.
Puis quelque chose me dit si duchesse au lieu de duc s'était trouvé devant moi à ta place, j'eu à subir grands tourments à lui mon hermine. Non, en aucun cas, ce n'était une bonne idée.

- Au lieu de quoi te voilà avec branchette en main. Mais ce n'est point n'importe quelle branchette ! Ha non ! La croix engrêlée de mes armes atteste que, jadis, Aristote en personne se manifesta à Gisors, rendant ardent un buisson ! Ce miracle t'était inconnue, mon Duc ?
se tourne vers la foule Toi aussi, peuple de Normandie ? Ha, c'est certain eut-il transformé l'eau en calva aux pieds de ma forteresse en aurait-il été différement, n'est-ce pas ?
Mais, même si la Sainte-Catherine est passée de quelques jours, tu pourras replanter ailleurs cette branche, et ainsi s'essaimera le miracle. Aristote est avec Gisors, Gisors avec la Normandie, donc Aristote est avec la Normandie !


Il marqua une pause, le visage comme marqué par une inspiration soudaine.
Je crois qu'il est aussi homme et mortel, mais ne m'en demandez démonstration. Ca vient de me tomber dessus, comme ça... Mais je vais y réfléchir, c'est promis.

Il s'avanca alors vers Godvador, et sans cérémonie, lui serra la main.
- Bonne chance à toi mon Duc, puisses tu gouverner avec sagesse. Mais avant cela ... Il faut que je te confie un secret d'importance pour la Normandie.

Il se pencha vers le Duc, et chuchotta de sorte de n'être entendu que par lui.
- Kirah va s'avancer maintenant. Fais attention : tous imagine qu'elle n'est que déguisée en bohémienne, mais .. Crois-moi, elle dispose réellement de pouvoirs magiques. En tous cas, moi, elle m'a complètement envouté ! Mefies-toi !

Il retira alors couronne et mantel de Pair, et descendit les marches avec la dégaine d'un voleur de poules. Arrivé à hauteur de Kirah il lança.

- A toi, la femm' ! Et tiens-toi bien, tous les gadjés vont t'r'garder !
kirah a écrit:
- On va s'f'ye pour un mieux l'homm'... mais gare à toi ! tes yeux dans s'te poches pendant c'temps, sinon ...

Regard coulant et amusé vers le rouleau qu'elle tient toujours dans sa main... lentement, elle fait passer un doigt le long de celui-ci... douce texture, et fermeté à la fois...comme.... comme ... oups, l'allegeance d'abord.
A son tour donc elle s'approcha aussi de l'estrade


Ca va Emminence ? je peux passer aussi ? Pas d'ordre cette fois-ci ?

La révérence parisienne qui suivit fut parfaite. En d'autres lieux et d'autres tenues surtout, elle eut fait le bonheur des vieux barbons en quete de jeunes tendrons obéissants qui leur aurait présenté leurs hommages... Mais là... le manteau d'hermine par dessus les différentes jupes bariollées, le corsage ajusté... la couronne de guiguois par dessous le foulard noué et la chevelure echevelée et flamboyante, cela tournait à ces guignols que les théatres populaires s'amusaient à proposer aux publics qui s'esbaudissaient

Eh bien, "mon Duc"... je fais la meme phrase que les autres ? Ca te dit ? allons y donc...

Elle s'agenouilla donc devant le duc Godvador, et commenca :

Moi, Kirah du Breuil, dame des gauffres au bord de la falaise et tout estourbie, avec une paire de... jupes bien seyantes, je reviens m'agenouiller devant toi pour faire la meme ritournelle qu'au début de chaque mandat. Chansonnette que je pousse devant toi plutot que devant le Roy puisque c'est toi qui le représente. Je pousserai la voix pour toi, et danserai sur mes deux pieds... euhh bras. Et les idees qui fourmilleront comme autant de muses, te seront dédiées.

Malicieuse, elle redressa la tete et regarda effrontément, et le duc, et le cardinal qui - elle l'aurait juré - rongeait son frein ou presque, puis se retourna vers Vinkolat

Ca t'y va l'homm' ? j'crois là, tous les gadjés attendent la chanson ! prépare ton chapia, y a d'la monnaie qui viendra p'tetre ! c't'aubaine !

Elle était hilare la duchesse, mais ... il faut parfois etre sérieux... un instant du moins. C'est pourquoi elle se replaca devant le Duc et reprit, beaucoup plus posément cette fois, sachant pertinemment lequel de ses serments le Zours préfèrerait

Moi, Kirah du Breuil, dite la "Nachue", Baronne de Falaise par la volonté de Aegidius de Tancarville, dict "Le long", Duchesse d'Estouteville par la grace des normands et du conseil m'ayant accordé leur confiance et Pair de France par la volonté de Sa Majesté, renouvelle mon allégeance envers Sa Majesté Levant III de Normandie, Roy de France et Suzerain du Domaine Royal et notre Duc Godvador de Mirdehors, son digne représentant de par la volonté des normands pour un nouveau mandat. Leur soit acquis le service de mon esprit et de mon bras.

Se reculant de quelques pas, elle déposa le rouleau de marbres qu'elle tenait toujours à la main sur un cousin que tendait le gamin non loin et signifiant à un autre d'approcher avec le tonneau, elle reprit de plus belle.

Neaufles, Falaise et Estouteville sont pour le moment sous ma suzeraineté. Sois en remercié pour cette confiance renouvelée mon Duc.
Laisse moi donc te conter petite legende..


Posant les mains sur le couvercle du tonneau maitenant redressé devant elle, elle se placa de sorte à pouvoir etre entendue par une majorité. Bon cela impliquait de tourner le dos au Cardinal... tant pis... elle avait déjà fait pire... comme l'abandonner loin derrière sa monture.

Au premières heures glorieuses de la Normandie, Robert le Diable possédait la forteresse de Falaise. Un jour, passant devant la fontaine du village et son lavoir tout joint, son regard fut attiré par un jeune tendron, une demoiselle au doux nom d'Arlette dite de Falaise dont le père était tisserand. Coup de foudre s'en suivit... 9 mois plus tard, un garcon naquis... Ce garcon fut prénommé Guillaume, bastard de son état. Guillaume qui mena notre contrée à sa plus grande gloire. L'amour d'Arlette et de Robert, connut hauts et bas lui... elle finit par épouser un Tancarville issu de la lignee Conteville. Cependant, le parrain de Guillaume fut un Estouteville...

En souvenir de ces grands hommes, qui ont veillé à l'avenir de notre province, l'ont toujours défendue et ont oeuvré pour elle, je t'apporte ici, baril de cette eau de la fontaine.
Je crois que l'amour tu l'as trouvé. Mais qui sait, à défaut de seau de calva, vu le cadeau de mon compagnon, peut etre nous serviras tu calva au tonneau sous peu ? Il s'agit là d'eau pure et claire... bien normande, qui porte nos plus fiers bateaux des ports, par les rivières, à la mer qui nous baigne.
Eau et tonneau sont à toi mon duc !

Et Aristote m'en est témoin, j'espère faire aussi bien...


se rendant compte de l'ambiguité de son dernier propos, elle se hata de rajouter quelques mots

Euhh, non pas d'enjoler tout qui m'apercevrait faisant la lessive et donnant ainsi naissance à un batard qui deviendrait célèbre... non non ! Aristote s'en gausserait bien trop ! Juste de t'aider au mieux et t'assurer de ma fidélité et mon conseil si tu les réclames. A toi l'eau transformée en Calva, c'est toi qui a la branche !

Pfiou ! voilà qui était fait ! Allegeance, Symbole, tout était livré. Retirant manteau et couronne elle aussi, elle les confia au gamin qui avait le rouleau sur le coussin en main.

Attention l'gamin ! tu n'perds rien, sinon.... j'te jette un sort et jamais tu n'pourras honerer la donzelle !

Et la tete bien droite, réprimant un fou rire de plus en plus impressionnant, elle rejoignit Vinkolat qui faisait face au duc un peu plus loin, espérant que le duc accepterait serment et présent.
godvador a écrit:
Les personnes défilaient, comme au marché, mais le Duc n’avait rien à vendre. Certains le faisaient sourire, d’autres vraiment… rien. S’étaient déjà succédés Wellannn de Lostebarne, Rory de Granville, Elgrande d’Orbieux, Cronos d’Yvetot. Certains ne pouvaient être présents comme Caturix, Alcalnn et Akane n’avaient pu faire le voyage.

Le Duc de Normandie avait profité d’un instant de brouhaha pour regarder ce que Wellannn lui avait déposé, un formidable modèle de navire. S’étaient succédés des symboles représentant la Normandie mais aussi certaines valeurs Normandes. D’autres présents étaient plutôt étranges devait il voir dans le cadeau d’Alcalnn une demande non officielle de multiplier les cours à l’université, un soutien universitaire aux faibles ? Une moquerie ? Godvador prit cela avec le sourire après tout il avait compris en février déjà qu’il ne fallait plus faire attention.

Certains comme le Duc d’Evreux le gênaient, le symbole était fort, et le zours n’était pas habitué à ce genre d’honneurs.
Deux personnes bruyantes avaient fait leur apparition, un bon signe qui dit bruit dit Normandie !
Le duc ne les reconnut pas directement, il avait les yeux émerveillés par les vitraux, et touché par le geste de Morkar.

Les deux personnes s’étaient avancées, l’air de plus en plus familier, pourtant quelque chose de changé, des voix qu’il connaissait mais pas la langue. Il plaça habilement sa main devant la bouche pour ne pas que les autres le voient rire mais ses yeux devaient le trahir.

Kirah et Vinkolat faisaient un splendide numéro, la Duchesse n’était plus la même, une petite touche de folie animait ce couple, cela nuançait des lectures ou des allégeances prêtées comme simple formalité. Le Duc se relâcha encore et découvrit son visage rayonnant. Eux que l’on avait dit perdus, malades, mourants étaient bien debouts, souriants, certainement plus en forme qu’ils n’avaient pu l’être auparavant. Le Duc de Normandie avait aussi retrouvé la forme des grands jours, il était annoncé perdu il y a quelques semaines encore. Un vrai parterrede miraculés. Godvador bien que sur son trône avait très envie d’aller taper le bout de gras avec eux, mais ils avaient pris parole.

Vinkolat et Kirah venaient de prêter serment ; il venait de serrer la main de Vinkolat et se retrouva une jolie branche de buisson à la main pendant que Kirah faisait déposer un énorme tonneau.
Lorsqu’ils eurent terminé il regarda au loin et personne ne semblait se présenter. Il se joignit à eux


Mes amis vous venez à peine d’arriver et déjà vous repartez ?
Puis ne pouvant cacher sa joie il serra Kirah dans ses bras.

C’est qu’avec tout ce qui a pu être dit et malgré les rumeurs j’ai eu bien peur de ne plus te revoir, et tu me parles de te revoir avec desespoir !!!
Il se tourna ensuite vers Vinkolat mais un certain sixième sens fit qu’il n’osa le prendre dans ses bras… fallait pas pousser non plus

Et toi ici quelle bonne nouvelle !!!

Une petite discussion débuta, certains sujets étaient traités rapidement, le but n’étant pas de débattre quand soudain, après avoir placé la formidable branche dans sa poche, Kirah et Godvador regardèrent le navire, à croire que la même idée avait traversé leur esprit. Vinkolat anticipant comme toujours fit enlever une partie de l’énorme tonneau ressemblant plus a une cuve qu’à un tonneau.
Je prends la poupe, soulève la proue duchesse !!!
Ils déposèrent ensemble le navire, et il flottait à la grande surprise des quelques curieux qui regardaient en leur direction

Et Après on viendra se plaindre du savoir faire des Normands…Un joli tonneau de nos charpentiers, de jolies armes de nos forgerons, et de jolies maquettes de nos militaires…Longue vie aux Normands !!!
WELLANNN a écrit:
Wellannn regardait avec amusement la scène qui se déroulait sous ses yeux, Rory qui était fort passionné par la maquette du bateau qu’elle offrait a Duc et qui en oubliait toute civilité, Aaron qui sermonnait le jeune baron. Elle éclata de rire, un peu de divertissement non habituel était le bienvenue, cela faisait changement des cérémonies fastidieux. Du moins celle-ci s’annonçait fort intéressante et humoristique. La jeune femme accepta volontiers la couverture qu’un intendant lui amena à la demande du cardinal. Elle avait déjà tout mouillé le parvis de la salle…elle sécha un peu sa longue chevelure noire tout en regardant les autres nobles arrivés dans la salle.

Well souri en regarda son duc et la duchesse Kirah qui vérifièrent si le navire flottait bien.


Hé bien mon Duc, je suis heureuse de constater que mon présent n’a pas été abimé pendant le transport. Comme vous pouvez le constater Harfleur est représenté par un navire. Je tenais à vous offrir cette maquette, parce qu’elle représente les navires que nous sommes entrain de bâtir. Une nouvelle flotte pour la Normandie verra surement le jour dès la fin de la construction de ses navires révolutionnaires. Je suis certaine que le Baron de Grandville voudra sûrement contribuer à la construction de ses navires qui sont encore inachevés.
ricou2408 a écrit:
Apres plusieur jours a tourner devant la porte de la grande salle Ricou se desida a en pousser la porte et d'entrer...il passa dabors sa tete puis se dirigea discretement dans un coin de la piece...il avait reussi a passé inapercu grace a deux personne qui parlé plus fort que les autres et qui avaient monopolisé l'attention de l'assemblé..il observa de loin et fut emerveiller quand il vit cette magnifique maquette du navire....mais sa timidité l'empeché d'avanser plus pourtant l'envie etait elle bien presente...
Aaron a écrit:


    La cérémonie reprit le chemin habituel et déjà les premiers nobles se levaient pour venir poser leur genou au devant du duc. Le vicomte Cronos fut un des premiers. Les intendants apportaient au fur et à mesure les lettres des nobles en déplacement, attestant par leur main au travers de leurs écrits leur allégeance et leur dévouement pour la cause normande, la cause du duché. Les portes de la grande salle s’ouvrirent à nouveau, et l’on annonça deux pairs de France. Malheur ! pensa le cardinal, l’un d’eux ne saurait-être que… et c’est nonchalante, au bras d’un de ces collègues et non moins noble normand, que la duchesse d’Estouteville pénétra dans la Salle, saluant l’assemblées et les dignitaires de révérences et d’inclinaisons manquant de naturel et d’élégance…

    L’archevêque savait à quel point l’ancienne première secrétaire d’Etat dédaignait le protocole et le tenait en inimité, mais au moins, elle se forçait à paraître, ce qui manquait à Granville. D’ailleurs, le vicomte pensait toujours à l’affront que quelque instant plutôt il venait de subir. Traînerait-il le baron devant les tribunaux héraldiques ? Badigeonnerait-il ses armes de moitié en un vert gazon tels celles de la princesse Ann ? Une flèche perdue lors d’une chasse ? Non, le cardinal ne pouvait imaginer cela et chassa rapidement cette idée, mais mûrissait sa revanche…

    Ainsi donc, le vicomte de Gisors s’avança vers le duc, toujours accompagné par celle qui ne cessait de lancer des regards au Héraut. Une fois ironique, une fois interrogateur, une autre du coin de l’œil, une autre encore malicieux… Le cardinal commençait à s’inquiéter sérieusement. Que se préparait-il ? Allait-elle lui jouer un vilain tour ? Cette journée pour le représentant du roi devait-elle être un supplice ?

    La baronne de Neaufles s’approcha alors du prince d’Eglise et lui baisa l’anneau épiscopal. Le cardinal fut d’abord un peu surpris car ce n’était point dans les habitudes de la duchesse de procéder ainsi. Malgré le manque de spontanéité, l’archevêque de Reims joua le jeu et, en remettant, tapota la tête de la baronne d’un air paternel et ironique… Brave petit enfant pensa-il en souriant largement…

    L’illustre vicomte de Gisors prêta alors serment, suivit par celle qui défrayait les cérémonials. Lorsqu’elle commença, le cardinal ne prêta pas réellement attention, puis, s’apercevant qu’une fois de plus les nobles normands ne savaient pas se tenir, manquait de civilité là où elle était pour une fois dans l’année de rigueur, l’archevêque brandit sa caducée en direction de la duchesse en signe de protestation. Fort heureusement, elle arrivait ou bout, et s’est lorsqu’elle jeta un regard au cardinal, un de plus, que celui-ci compris, mais il enrageait intérieurement qu’on le pris ainsi pour un âne… La cardinal remis sa caducée en place et laissa prêter correctement la baronne. La prochaine fois, se dit-il, je sort mon épée…



Cronos a écrit:
Cronos, grande silhouette noire et silencieuse, s'était levée pour mieux assister aux allégence de Vinkolat et Kirah.

La détention et le combat semblaient les avoir changer tout deux, ou bien était-ce le fait qu'ils avaient pris retraite de leurs grand offices. difficile à dire ... cela semblait toutefois leur réussir; Il éait bien habité de l'esprit norman et cronos sourrit sous son heaume en pensant que Phooka lui-même serait heureux de voir ça ... et que le cardinal-paon devant lui devait en être bien moins heureux. Un autre homme en arme qui tentait de se faire plus impressionant que le Vicomte Noir, ce n'était pas acceptable.

Il avait tout de même un peu de mal à saisir leur verbe un peu gaillard mais cela changeait un peu les vieilles habitudes ce qui n'était pas plus mal. Finalement, le Duc semblait aussi très satsifait, se plaisant à jouer au petit bateau avec ses vassaux. Ailleurs la scène aurait pû paraître d'un ridicule sans nom mais ici, cela smeblait tout à fait logique. Lorsqu'on remet un cadeau, il faut l'essayer au plus vite.
Cronos se demande alors si le Duc ferait pareil avec sa nouvelle épée. Peut être n'arriverait-il pas à la soulever ... bof, le vicomte y arrivait bien lui ...
kirah a écrit:
Apparemment, leurs serments étaient en ordre, le duc les acceptait. Voilà donc une formalité de faite. Serment validés et appréciés apparemment vu l'exclamation débonnaire du Duc. Par un murmure que leurs voisins ne pouvaient pas manquer d'entendre, elle s'adressa à Vinkolat

Tu vois l'homm', on a su y fair'. Tu crois qu'si on lui d'mand' pour faire nos p'tites affair's, y s'ra d'accord aussi ?

Mais elle ne put entendre sa réponse distinctement, ensérrée qu'elle se retrouva dans le giron oursesque de Godvador. Sa joie n'était pas feinte semblerait-il.

Mais m'sieur l'duc, c'est qu'y du monde à trouss... euhhh... Monsieur le duc, je crois que nous avons par trop délaissé nos terres normandes et il nous tarde de retrouver nos domaines surtout.

Et hop, une petite langue tirée à Aaron, elle était sure qu'il s'attendait à un nouvel écart de langage de sa part. Eh bien non ! Les usages de la Cour, elle les connaissait, s'y pliait à Paris ou en visite... mais ici en Normandie... autant pour le protocole ! na !
A la bonne franquette, une discussion s'ensuivit, Kirah s'appuyant contre Vinkolat, habitude prise dernièrement... comme pour marquer son territoire ? ou pour sentir sa présence rassurante autour d'elle ? hum... plus tard les analyses. Par le menu, ils contèrent au duc l'attaque subie en Touraine, le réveil chacun sur des lieux inconnus, leurs convalescences respectives, les retrouvailles au chateau du Lavardin chez le Marechal d'Armes Llyr, la bohémienne Zivapa et le subterfuge utilisé : le voyage en roulotte, pour échapper à la vigilance des armées lucioliques. Tout le trajet, ils l'avaient fait dans cette roulotte, cachant leur statut de Pairs et de nobles, leur identité, s'habituant aux us et coutumes bohémienne, gagnant leur croute auprès de Zivapa par la lecture des Tarots, les boniments... Vinkolat s'était meme mis à la jonglerie avec plus ou moins de succès...


... d'ailleurs, mieux vaut qu'il ne fasse pas de démonstration ici, et surtout pas avec le rouleau de Rohanna !.... il y a des cranes qui en partiraient... meme le heaume de l'Amiral surement ! ...

Bras dessus, bras dessous, le duc lui montra les différents présents recus, s'exclamant avec elle comme un enfant devant ceux ci. Elle savait qu'il ne fallait pas se fier au zoursisme du Duc. Que derrière se trouvait un patient gestionnaire, disponible à toute heure pour son peuple, bien plus qu'elle n'avait pu l'etre quand la meme responsabilité lui était échue. Mais elle était heureuse de le trouver là, presque le meme. Surtout après ne pas avoir pu assister à ses épousailles. C'est vrai ca d'ailleurs ? Elle était où la zoursonne de Bazincourt ? La maquette de Wellannn était superbe et bien plus recherchée que son prosaique tonneau d'eau.
L'oeil taquin de Vinkolat lui fit cependant craindre le pire quand elle le vit découvrir le sommet du tonneau à l'eau enchantée.


Non ? pas un abreuvoir .... non non non ! ce n'est pas un abreuvoir....

Elle se préparait à faire un pas en arrière dans une manoeuvre de replis stratégique quand retentit un :

Je prends la poupe, soulève la proue duchesse !!!
- Ordres bien recu capitaine ! on largue les amarres !


Trouvant là un échappatoire autrement plus agréable qu'un bain improvisé, elle imita son feudataire, et saisissant l'avant de la maquette aussi délicatement que possible, ils la déposèrent sur l'eau du baquet, s'émerveillant comme des enfants devant la grace de l'embarcation et commentant ce qu'ils voyaient.

- Mais viens donc Ivry ! regarde comme il flotte bien ! Ce serait un superbe modèle d'arche pour l'Eglise non ? ou pour faire un reliquaire normand ! C'est autrement plus beau qu'une Chasse ou qu'un reliquaire en forme de Cathédrale !

Et un nouveau pied de nez ! un ! ... Il ne manquait plus qu'un verre de calva, et la coupe serait pleine... pour qui, ca, c'était encore à déterminer. Heureusement, comme en toutes cérémonies de par chez eux, les plateaux de Calva n'étaient pas bien loin. Aux gamins qui les avaient accompagnés jusque là, elle fit un geste,

-"S'riboulaé sâo" n'est ce pas ? allez ! vite !

Sans un mot de plus, les jeunes partirent quérir verres et calva pour toute l'assemblée. Une fois sure que tous étaient servis, elle leva son verre face aux nobles et autres badauds présents, elle s'écria

Longue vie aux Normands, Longue vie à nos artisans, nos paysans, nos érudits, à leur savoir-faire... Longue vie à nos traditions... Au duc ! A la Normandie !

Le verre se vida bien vite, et d'une élégante révérence, elle se retira dans une travée de la salle, riant toujours de la grimace entre apercue sur le visage du Cardinal. Vivement la prochaine messe commémorative... la vengeance était un plat qui se dégustait bien froid, il le découvrirait bien assez tot... Espérant que Vinkolat n'était pas trop loin, elle commenca à rechercher une issue pour sortir de la salle. Il lui tardait de pouvoir laisser echapper le fou rire qu'elle retenait depuis leur entrée dans la piece.
Aegidius a écrit:
Un grand chambardement se faisait entendre depuis les étages inférieurs, dans les couloirs et escaliers ou le "cliquetis" métallique couvraient à peine les jurons et autres grommellements que l'on ne pouvaient qu'à peine distinguer, cependant le peu qui était audible faisait pâlir les chastes et vertueux, voire frémir les libertins.
Les doubles portes de la salle d'audience, transformée ce jour en salle d'allégeance, s'ouvrir à la volée les gardes de factions dans le plus grand embarras.

C'est alors que l'origine de tout ce chambard prit enfin forme "humaine". Un homme entre deux ages à en juger par ce que l'on pouvait voir de son visage rouge de colère. Le dit homme était engoncé dans un ensemble qui avait connu de bien meilleures heures. Il tenait en sa main droite une feuille de vélin toute chiffonnée et se dirigea non pas vers le Duc, pour qui l'hommage devait être rendu en cette journée, mais devant celui qui avait ouvert le "bal des allégeances" et faisait office de maître des cérémonies.

Le furieux planta alors son regard dans celui du Cardinal-Vicomte-Archevêque-Héraut-Chancelier. Il inspira longuement pour que ses mots à venir ne soient pas trop outrageant pour toute l'assemblée ici réunie.



Ivry! Je viens de recevoir missive de votre Secrétariat Héraldique! Il lève alors la main droite contenant le "chiffon" convocatoire. J'ose espérer que c'est une plaisanterie que ce torchon.

Arnaud de Sambucy a écrit:


    - Secrétariat de la Hérauderie de Normandie -

    Le VI décembre de l’an de grâce MCDLV
    Ivry, domaine du vicomte Aaron, cardinal de Nagan.



    Aux nobles normands,


    Suite à l’élection du conseil de Normandie qui à vu la reconduction du duc Godvador, vous
    êtes invités, comme tous les deux mois, à vous rendre au Château de Rouen afin d’y
    renouveler votre allégeance pour le fief que vous tenez en terre normande.

    Cette prestation d’allégeance revêtira un caractère un peu inhabituel au vu des événements
    actuels et de la tension palpable aux abords de notre Royaume et du Domaine Royal. En effet,
    nous souhaiterions que vous emmeniez avec vous un élément symbolique* de votre fief,
    preuve matérielle de votre dévouement, afin de l’offrir à celui qui est le digne successeur de
    ceux qui vous ont anoblit. Cet acte fort montrera l’attachement que vous porter à votre duc, à
    votre terre, et vous rappellera les devoir qui vous incombe à l’heure où la menace de guerre
    est grandissante.

    La cérémonie débutera en gargote, ce jeudi soir, le VI décembre de l’an de grâce MCDLV,
    après l’intervention du héraut, son éminence le cardinal Aaron de Nagan, et du duc de
    Normandie.


    Foi, Vertu et Loyauté.



    Pour Son Eminence Aaron, cardinal de Nagan, héraut de Normandie.
    Arnaud de Sambucy, secrétaire.





Non seulement c'est empli de fautes, mais en plus "irresponsable" en ces heures que ce torchon infâme reconnaît lui-même en regard des évènements et tensions actuels.

Mon attachement à ma terre de Normandie, ainsi qu'à son Duc actuel est déjà marqué par ma levée d'une armée en son nom et celui de nos alliés de l'Alliance du Nord aux abords de Lisieux pour en garantir la sécurité et prévenir tout mouvement "invasif" à venir.

Et vous? Vous qui ne connaissez de la Normandie qu'un maigre registre de sa Noblesse et de son Clergé Aristotélicien, registre encore plus maigre d'ailleurs.

Vous croyez que c'est intelligent que de "divertir" une armée en la privant de son commandant pour venir faire pantomime devant votre suffisance? A moins que ce ne soit là que zèle de votre Secrétaire, pour lequel je demande châtiment et même remplacement. D'ailleurs où est-il cet imbécile que l'on n'a encore jamais vu en Normandie?
Le Long tourne alors la tête de part et d'autres pour "rencontrer" le visage inconnu tant recherché. Il ne voit cependant que des personnes connues de plus ou moins longues dates, dont notamment deux de ses plus proches amis se dirigeant vers une travée. Un sourire lui vint à la vue de ces deux là enfin (ré)unis. Puis revenant à sa "victime". Alors où est-il cet imbécile? Même pas encore eu le courage de venir icelieu. Occupé sans doute à faire le nécessaire pour enfin donner Seigneuries aux Dames Garance et Améliane? Lorsque vous le verrez à Reims dites-lui donc de se tenir prêt à en ajouter une pour Messire Galessin, même si je doute qu'il sache de qui il s'agit, comme il ne doit pas connaître qui que ce soit qui œuvre pour le Bien de la Normandie. Le Duc de Tancarville fit alors une pause, mais la colère était toujours bien présente en lui, notamment dans ses yeux et sa voix aux échos "tranchants".

Alors selon vous mon dévouement à la Normandie est encore à démontrer? Mon engagement à défendre Lisieux et ses alentours n'est pas suffisant? L'offre de ma couronne de Tancarville, relevée par personne ici présent, ni ailleurs, au Duché de Normandie ne fut pas suffisante? Il vous faut d'autres "preuves" de cela? Et bien soit! Le Duc se découvre alors jetant à toute force contre le sol son casque, qui s'orne ainsi d'une nouvelle "bosse", puis extirpant ses gants, en profitant pour fouler au pied le torchon héraldique. Les gants aussi rejoignent le sol de manière un peu "rude". Il faut donc quelque chose de Tancarville alors soit! Le Duc passa alors sa main sur son front, y récoltant sueur. Puis d'un vif revers de la main, expédie le liquide sur le sol vers les pieds du Rémois. Cela suffira-t-il maintenant?

N'attendant aucune réaction, ni réponse de son interlocuteur après ces "violentes attaques" Aegidius se tourne alors vers Godvador, arborant pour le Duc réélu un visage plus avenant et ouvert. Quant à toi l'ami et Duc, sache que l'armée à Lisieux prend forme et que les nouvelles de l'extérieur sont "bonnes", enfin selon les rumeurs, et comme je ne souhaite pas te faire défaut, il te faudra m'excuser mais il va me falloir reprendre la route, sauf si les preuves de Tancarville ne sont pas suffisantes.
Rory. a écrit:
Rory n'entendait plus rien, ne voyait plus rien, depuis que la maquette de dame Wellannn avait été placée sur un plan d'eau : il avait pris quelques gouttes de calva dans un godet, et s'apprêtait à en éclabousser l'étrave du navire miniature, absorbé à nouveau dans la contemplation de cette merveille ...

Bon, m'sieur l'duc, tu veux l'app'ler comment, ton bateau ?! Surprised

Il était des choses trop sérieuses pour qu'on se laissât distraire par d'autres, bassement politiques ou hautement stratégiques : le baptême d'un vaisseau en était une ...

En tant qu'corsaire patenté d'Normandie, je vais effectuer le baptême de ce navire !! Cool
Enfin, si tu veux bien, m'sieur l'duc ... Embarassed
Aaron a écrit:


    Le cardinal, après les attitudes dévergondées des deux compères avait sortit d’une poche de sa tenue une petite gourde de calva bien fort afin d’apaiser quelque peu ses esprits, choses qui la plupart du temps lui réussissait à merveille et le décoinçait un peu en ces terres normandes où le protocole était souvent entaillé…

    D’humeur un peu plus joyeuse, mais bien entendu toujours sérieux, le cardinal afficha un petit sourire en voyant la mise à l’eau du bateau de la baronne Wellannn… Quand soudain, dans un vacarme et une entrée précipitée, le duc de Tancarville s’approcha en vociférant… Le cardinal le repris de volée :


    Duc ! Est-il utile de venir ici brailler de la sorte alors que tous nous nous émerveillons devant le spectacle « maritime » qui s’offre à nos yeux ?

    Vous êtes en plus d’un ridicule… Vous faite un foin, un esclandre pour une banalité… A se demander si vous aviez un quelconque regret de quitter, comme vous tentez de nous le démontrer, votre armée que vous sembler tellement chérir… D’autres nobles, retenus pour cause d’armes ont fait parvenir une missive qui fut lue et qui prend valeur de serment physique. Vous n’aviez qu’à en faire autant si vous vous estimiez indispensable là d’où vous venez… Vous êtes un assez vieux noble de ce pays pour savoir cela, non ?

    Quant au cadeau, preuve de dévouement, je ne relèverai pas l’ineptie de votre analyse, une de plus me direz-vous… Dans un couple, l’homme n’offre-t-il pas des cadeaux à son épouse en gage d’amour ? Sont-ils nécessaire puisqu’il prouve son attachement amoureux jour après jours en vivant à ses côtés ? Quel est alors l’utilité de cadeaux, de moments d’affections ? C’est ici exactement la même chose. C’est un moment solennel, public, un geste d’affection, de dévouement symbolique et particulier. Jamais le dévouement de quiconque ne fut remis en question, ni le vôtre, ni celui d’un autre. Si nous sommes nobles aujourd’hui, n’est-ce pas parce que nous avons consacré une part de notre existence à notre duché ? Est-ce pour cela que plus jamais nous ne devrions faire de cérémonie de commémoration ?

    Allez au diable duc ! Je mettrais un peu plus d’entrain à contresigner vos octrois de seigneuries quand vous donnerez un peu plus de déférence et de respect aux devoirs nobiliaires et civils qui vous incombe. Vous m’imputez d’ignorer vos demandes alors que je vous avais déjà demandé des précisions : sans réponse… A croire que vous vous plaisez à me laisser dans l’inconnu pour me le reprocher ensuite…

    Et non, mon secrétaire n’est pas là, il est bien à Reims. Tous juste sortit du collège, il lui arrive de faire encore des fautes, veuillez l’en excuser… Je lui donnerai du bâton puisqu’il semble que ces erreurs vous aient plus qu’outrées…

    Alors, soit le Long reprend son calme et participe à la cérémonie, soit il quitte cette salle pour repartir là d’où il vient, mais qu’il ne la perturbe pas d’avantage…


Aegidius a écrit:
A la voix du multifonctionnel Romain, Aegidius ferma les yeux et serra les poings...

Il allait répondre quand il vit que le Duc Godvador allait en faire de même. Lui laissant préséance le Long tenta de se contenir, mais il était évident que son sang bouillait.
godvador a écrit:
Le Duc profitait d'un moment de détente, à croire que certaines personnes amenaient de l'apaisement. Il voyait bien qu'il n'était pas seul, le Cardinal au loin faisait une chorégraphie...Ah cet air Normand, qu'il a du bon.

Citation :

Longue vie aux Normands, Longue vie à nos artisans, nos paysans, nos érudits, à leur savoir-faire... Longue vie à nos traditions... Au duc ! A la Normandie

La Duchesse était bissée, dire que certains parlaient d'attachement à la terre. Godvador admirait le navire. L'énorme effort demandé à la Duchesse commençait à se faire sentir, la fatigue, le voyage, les gros pénibles, les boulets...

Le Duc eut alors une idée, qu'il s'empresserait de partager avec ses amis, avant. Il fallait maintenant congédier Kirah et Vinkolat la cérémonie devait continuer.

Aegidius arriva, très déterminé...La voix teintée de colère.

Une discussion houleuse entre le cardinal et le long rappela au Duc confirmait pour ceux qui n’avaient pas suivi ou qui s’étaient perdus qu’ils étaient bien en Normandie.

Le cardinal ayant enfin terminé, un argumentaire plutôt incompréhensible, un cadeau serait donc gage d’amour...passons…Maintenant le Duc s’attendait à un super cadeau de la part du Cardinal, qu’il ne voyait quasiment jamais. Avant que cette discussion ne se termine encore en bataille rangée, il prit la parole s’adressant au Duc de Tancarville.


Mon ami calme toi, je suis touché que tu sois parmi nous, je t’ai demandé tant de choses et tu trouves le temps, j’en suis très honoré. Tout ce que tu as pu faire pour la Normandie depuis que je suis Duc et bien avant encore est inestimable et tu sais à quel point je te respecte pour cela. Cette sueur que tu as déposée représente bien to Duché, du travail sans compter, un dévouement sans faille !!!

Godvador fit un petit signe de la tête au Duc qui pouvait s’il le souhaitait répondre ou se tuer à la tâche comme il n’avait jamais cessé
Aegidius a écrit:
Certaines personnes ont un Don, celui de Godvador était de savoir poser les choses et d'en calmer d'autres. Son intervention avait quelque peu calmé le vieux. Cependant ça ne le rendit pas muet pour autant... On ne peut pas avoir tous les Dons non plus...

Ami Godvador merci de montrer encore une fois ta grande compréhension des symboles, même si l'eau contenue dans la sueur en porte encore un autre par rapport à cet été. Mais cela vient de mon côté "tordu" comme certain pourrait le qualifier.

Enfin bon il me faut aller chez Poltau d'après l'apparat de service, quoiqu'il l'appelle par son p'tit nom. On y trouvera p'tet sa demande de précision qui ne m'est jamais parvenue... Mais il lui faut des précisions sur quoi au "scribouillard" qui délèguera encore et toujours? Les personnes? Les terres? Les raisons? Parce que si elle était toute écoute et non ronflante sa "paonnerie rémoise" le saurait pour deux des trois personnes que je compte "honorer".

Sans doute pour cela que l'assez vieux noble que je suis est venu vous dire en personne ce qu'il pensait de cette mascarade héraldique. Sur ce je vous laisse à votre jeu, pour ma part il me faut participer à autre chose.
nith a écrit:
Loin dans le Maine. Il avait reçu la confirmation de son élection pour le prochain mandat en Normandie, et de la persistance de Godvador en tant que Duc de Normandie. Il devait être l'heure des allégeances, et il lui fallait prêter serment.

Se protégeant de la pluie qui tombait sur les hauteurs de Montmirail, Nith se réfugia dans sa tente aux abords de la ville. Assis à une table, il se mit en devoir d'écrire une pareille missive...


Citation :
A l'intention de Sa Grasce Godvador, Duc de Normandie, alias le chef zours,

Je vous écris depuis le lointain Maine où je participe à la défense de la ville de Montmirail. Les nouvelles ne sont pas très réjouissantes, mais nous avons réussi à récupérer toutes les terres prises par l'envahisseur luciolique et penthiévrérique...

Je ne pense pas pouvoir revenir à temps pour les cérémonie d'allégeance, alors je vais prêter serment ici même par écrit:

Moi, Nith, seigneur de Massy par la grasce de messire Caturix, baron de Becqueville en Caux et seigneur de Conteville, chevalier errant de l'Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne, membre de la Garde Royale, prête serment envers sa Grasce Godvador d'Orbec, Duc de Normandie.
Par ce serment, je jure d'honorer ma charge de Conseiller Ducal pour le bien de la Normandie et des Normands, pour le mandat à venir et les temps futurs. Bien que loin de Rouen, je ne me désisterai pas de ma tâche.

Pour le Duc, pour la Normandie, pour le Roy.

Je vous laisse pour l'instant, espérant pouvoir revenir rapidement en ma terre natale.

Cordialement, avec tout mon respect.



Bon, maintenant il fallait partir à la recherche d'un pigeon ou d'un coursier qui voudrait bien faire le voyage jusqu'à Rouen, et cela ne serait pas chose facile, surtout par ce temps exécrable et ces armées qui rôdaient dans le coin.

Il parvint à trouver un messager auquel il donna ses instructions, avant de la voir partir prendre les routes vers la Normandie, route qu'il espérait reprendre rapidement...
vinkolat a écrit:
-Ho, romi ! Tu crois qu'tu vas sortir sans ton rom ?

Vinkolat d'un pas décidé se rangea à côté de Kirah, passa la main sous son bras et l'attira à lui, possessif comme le sont les hommes du peuple voyageur.

Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était plus amusé autant lors d'une cérémonie d'alléagance. Quoi qu'à dire vrai, c'est fréquement par courrier qu'il la renouvellait depuis longtemps.
Il avait levé son verre avec entrain et avalé son contenu avec un plaisir non dissimulé. C'était son premier verre de calva depuis qu'ils étaient rentrés en Normandie, et ... diable que cela lui avait manqué. Le calva que l'on trouvait ailleurs en France n'aurait jamais la saveur piquante et franche de celui de sa terre natale : la Normandie !
Pensant saveur, il avait cherché du regard sa compagne, pour s'apercevoir qu'elle cherchait à quitter la salle.

Mollement, elle se défendit de son étreinte inattendue, grimaçant théatralement comme si elle pouvait être outrée de façon si cavalière. Elle lança même quelques frappes du poing sur la poitrine de son geolier blond, mais si quelconque conviction les animaient, elle était bien plus ludique que combative. Mais il fallait bien qu'elle montre, même symboliquement, que non, ca ne pouvait être à ce point facile pour lui, non ?

De sa large main, il entoura son poing, et plongea dans ses yeux un regard qui aurait été celui sombre, fier et mystérieux, ... si ses yeux bleus, pétillants et rieurs de Normand faisaient que jamais il ne serait totalement convainquant un bohémien.


- Je parie que tu as envie de savoir si le calva se marie aussi bien aux fraises que ce vin pétillant que l'on trouve en Champagne ...

Il n'attendit point réponse, et l'embrassa langoureusement. De toute manière il savait ce qu'elle répondrait, pourquoi perdre un temps si doux et agréable ?
- Kamov tut !
lui souffla-t-il, avant d'éloigner du sien son visage. Il la libéra, et lui tendi la main, joueur :

- Assez trainé en ces murs ! Courrons voir si les jeunes gadjés n'ont pas mis notre roulotte à sac !

Et c'est ainsi qu'ils quittèrent la grande salle des Audiences, laissant éclater son fou-rire retenus.
Rory. a écrit:
Lorsqu'arriva la missive de Jersey, Granville prit les dispositions nécessaires à une réaction rapide, puis pris congé de l'assistance :

Messire duc, j'vais botter deux trois culs, et couper quelques têtes ... Evil or Very Mad
J'reviens quand j'ai fini ... Mad
Morkar a écrit:
La superbe démonstration de Kirah et Vinkolat arracha une franc rire, quelques peu discret cependant, de Morkar. Il aimait retrouver ses Liges dans ces quelques bonnes humeurs, agréables de surcroit... Le Duc d'Evreux regarda la scène avec amusement. Il regarda les réactions diverses, puis l'intervention de Tancarville...

Il regarda ensuite ses pieds, pour étouffer son rire. Les murs puis le plafond... Il vit alors ses Liges s'enfuir. Il tacha de les rattraper. Il saisit le bras de Vinkolat et se plaça devant lui. Il lui sourit fugacement...


- Holà...

Dis moi, Vinkolat. Puis-je te parler ?
modius a écrit:
un homme se presenta dans la salle. il etait plein de boue, la meme que l'on trouve sur les routes.
il s'approcha et donna le parchemin puis se retira.

il y etait ecrit quelques lignes d'une ecriture qui pour le duc etait bien connu.

mon cher ami,

je suis coincé entre deux regions à la poursuite d'un malfrat qui m'a presque tout volé... mais sache que mon coeur et mon épée seront toujours là pour toi.
je n'ai appris que tardivement ton retour sur le trone.
bon courage en ces periodes troubles.

amicalement

Baron de longueville, Modius de KroNenBourg.
Keur a écrit:
Keur était dans le chateau afin de se rendre au conseil ducal. Passant devant une salle ou il y avait de l'animation, Keur ouvrait légèrement la porte pour voir ce qu'il s'y passait.

C'était le temps des allégences des nobles pour le Duc Godvador qui était installer sur son trone. Décidément, toutes ces allegences se passait la plupart du temps dans la bonne humeur.
vinkolat a écrit:
Les deux Roms avaient remonté à contre courant le sillage de stupeurs et de rires tracé à leur arrivé en y jetant matière à nouvelles réprobations et amusements. Sans doute, la tête à la joie, prirent-ils chemin de travers : ils atteignaient la sortie du chateau lorsqu'une main ferme mais respectueuse agrippa le bras de Vinkolat.
Citation :
- Holà...

Dis moi, Vinkolat. Puis-je te parler ?

Morkar, qui était pourtant encore dans la salle des Audiences lorsqu'ils l'avaient quittée, les attendait. Sans aucun doute, la tête à la joie, le couple avait pris chemin de traverse.
Ils s'arrêtèrent, un peu surpris, mais ravi cependant de voir le
vassal qu'ils se partageaint, mais bien plus, leur ami.

- Estienne, te voilà ! Alors dis-moi, cela fait quoi d'avoir pour Liges deux Bohémiens ? Y survivras-tu ?

Vinkolat avait lancé cette dernière question sur un ton taquin. Morkar était leur ainé à tout deux, et même si la Fortune avait choisi de placer le Bayeusien et l'Honfleuraise protocolairement en avant, l'un comme l'autre le considérait un peu comme un grand frère, bien plus sérieux qu'eux à de nombreux égards, qui avait fort à faire avec les nombreux écarts de conduite de ses cadets. L'ancien soldat avait vécu longtemps, presque toute sa vie, dans l'ombre des gens de noblesse, qui l'avaient habitué à comportement fort différent de celui de ses Liges. Il ne désapprouvait pas le comportement hors norme de ceux-ci, au contraire. Mais l'inertie d'une vie entière le laissait parfois fort pantois de ce que ses deux Pairs de France de suzerains montraient du vivre noblement.

Vinkolat, tenant toujours Kirah par la main, lui sourit chaleureusement.

- Bien sûr, tu peux me parler, Estienne !
godvador a écrit:
Après avoir lu la missive de Modius, Godvador leva la tête, fronçant les sourcils, tracassé par les déboires. Il savait que le baron de Longueville n'était pas homme à se laisser faire et retrouverait bien la trace de la personne qui l'a détroussé.

Il leva la tête et vit celle de son petit Keur, qui avait entrouvert la porte. Le Duc lui fit signe d'entrer puis de se rapprocher et Keur s'éxécuta.





Dis mon ami tu sais qu'on a des portiers ? Que fais tu avec ces portes ?

Le Duc retrouva le sourire et lui fit un clin d'oeil, c'est qu'il aimait le charier le petit Keur. Maintenant il devait lui annoncer une de ses intentions

Keur, ce quinzième jour de décembre 1455, je te confie mes terres de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière, ses dépendances, terres, et ce jusqu'à ce que la mort m'emporte ou que le lien de vassalité qui nous unit désormais soit brisé.

Godvador parla un peu plus fort, que chacun entende

Que Keur soit connu comme le seigneur de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière



Maintenant le Duc attendait une réaction
Keur a écrit:
Keur regardait la foule avec amusement, puis un dernier regard vers le Duc avant de filer au Conseil Ducal, lorsque le Duc Godvador l'aperçoit et lui fait un signe de la main pour s'approcher de lui.

Keur n'avait aucune mauvaise intention de venir déranger la cérémonie et c'est géné et discrètement quil se dirigeait vers le Duc d'Orbec. Godvador lui lançait une taquinerie comme à son habitude. Puis haussant la voix il s'adressait plus serieusement au jeune bayeusien


-Keur, ce quinzième jour de décembre 1455, je te confie mes terres de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière, ses dépendances, terres, et ce jusqu'à ce que la mort m'emporte ou que le lien de vassalité qui nous unit désormais soit brisé.

Keur était surpris de cette annonce des plus officiels devant toute cette noblesse qui avait les yeux posés sur lui et le Duc Godvador. Le voici césormais, Seigneur de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière.

Keur fit une réverence au Duc de Normandie pour le remercier de ce titre.


- C'est avec un grand honneur que j'accepte ces terres, auquel j'y prendrais le plus grand soin, et que je resterais à la disposition et au service de la Normandie et de son Duc.
mihalis a écrit:
Décidément les allégeances se suivaient et ne se ressemblaient pas... mais cette cérémonie paraissait toujours aussi longue aux yeux de Mihalis. Heureusement, il y avait eu les interventions de Kirah et Vinkolat pour détendre un peu l’ambiance. Ils s’étaient bien trouvés pensait Mihalis en les regardant et en les écoutant.
Et puis surtout, il y avait eu l’intervention de Godvador au sujet de Keur... Il était enfin Seigneur ! une récompense amplement méritée après tout ce qu’il avait fait et continuer à faire pour le Duché. Seigneur de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière...
Mihalis s’approcha de Keur pour le féliciter :


Eh bien Keur ! Toutes mes félicitations ! Et surtout courage pour réussir à retenir le nom de ce domaine.

Puis Mihalis lui servit un verre de calva...malheureusement pas de la cuvée spéciale 1412...elle n’avait toujours pas retrouvé les voleurs...
Keur a écrit:
Keur avait fini sa prise de parole pour remercier le Duc Godvador, lorsque son épouse la Duchesse Mihalis venait le féliciter à son tour. Puis un chuchotement qui fit sourire le jeune Seigneur.

Mihalis lui tendait un verre de calva, que Keur s'en saisissait en la remerciant et en pensant à une soirée en taverne à l'Antre des zOurs à Lisieux. Keur leva son verre.


- A la Normandie!
Kim a écrit:
Venant de Lisieux, Frobbie avait décidé d'aller rendre visite à sa soeur Mihalis au château. Malheureusement, arrivée à la porte, les gardes de service ne la connaissant pas, refusèrent de la laisser rentrer.
Elle eût beau leur dire d'aller chercher Mihalis, il ne voulurent pas, prétextant qu'une reception avait lieu en ce moment.

La mort dans l'âme et pestant outrageusement, Frobbie fit demi-tour. Dans son panier se trouvaient 2 merveilleuses tartes aux pommes qu'elle avait mis toute la matinée à préparer.
La jeune fille souleva délicatement le petit tissu qui recouvrait ses bonnes tartes et soupira.

C'est alors qu'une illumination aristotélicienne lui tomba dessus ! Elle repartit alors vers les gardes, à la mine toujours aussi patibulaire. Arrivée à leur hauteur, elle montra quelque chose dans le ciel :


Ho !! Regardez, un Breton volant !!!

Puis elle saisit ses tartes et entarta bien comme il faut les 2 hommes, avant de s'enfuir en courant dans le château.

Après quelques instants d'incompréhension, les gardes se regardèrent et partirent à la recherche de Frobbie.

Cette dernière courrait toujours dans les couloirs, lorsqu'elle passa devant une porte derrière laquelle on devinait de l'animation. Elle l'entrouvrit doucement et constata qu'une foule se trouvait là. Parmi tous ses gens, ses poursuivants ne la trouveraient pas. Elle se glissa sonc à l'intérieur.

Jetant des regards à droite et à gauche, Frobbie se rendit compte que tous étaient bien habillés et sentaient bons. Elle était au milieu de nobles !! Heureusement, en apercevant son beau-frère, Godvador, elle se sentit un brin mieux. Puis elle vit sa soeur auprès d'un homme qu'elle connaissait.
Longeant les murs, elle s'approcha d'eux.


Bonjour ma soeur, bonjour Keur. Et félicitations à vous, j'ai entendu la bonne nouvelle en entrant.

Ma soeur, je t'ai emmené deux belles tartes mais heu...je me les suis fait piquer en route...

Deux têtes apparurent à la grande porte. Frobbie, sans hésitation, se baissa vivement et se cacha sous la table.

Vous m'avez pas vu, hein !
Keur a écrit:
A peine avait il terminé son verre, que Frobbie entrain dans la salle tout essouflé. Elle félicita Keur de son nouveau titre. Décidément, les nouvelles vont très vite en Normandie...dame potins...

-Merci bien^^, ravi de vous voir ici.

A peine le temps de finir sa phrase qu Frobbie se cacha sous une table, à n'y rien comprendre, pleine de surprise cette jeune femme.
Kim a écrit:
Une tête émergea, regarda vers la porte, puis ne voyant plus rien, Frobbie sortit de sous la table. Un peu honteuse, elle s'épousseta, faisant mine de rien devant Keur.

J'ai heu...encore fait tombé quelque chose...Vous savez, ma maladresse légendaire....

Puis elle lui sourit.

Ravie également de vous revoir ! Mais...vous fêtez quoi ? Enfin à part votre annoblissement bien sûr :wink:
Keur a écrit:
Keur souriait à Frobbie qui resortait de sous la table et lui chuchota.

-Et bien c'est l'heure des allégences des nobles envers le Duc Godvador. Je crois qu'on va se mettre au fond de la salle por pas plus les déranger
Morkar a écrit:
- Marchons, voulez vous ?

Sans attendre leur réponse, il les entraina vers les jardins, en passant ses bras sous ceux de Kirah et Vinkolat. Ils marchèrent ainsi, en gardant le silence. Vinkolat, gêné, fut le premier à rompre ce silence?

- Alors, mon Vassal, qu'as tu donc à me dire ?
- Et bien... Hum... J'ai une chose à vous dire...
- Quoi donc Estienne ?Parle...
- Oui, Evreux, fais nous part de tes pensées...
- J'ai... J'ai vécu un certain temps dans le souci de ma propre réjouissance sans avoir à me demander ce que serait demain. J'ai vécu un certain temps en ignorant le bonheur qui était tout proche, qui était à coté de moi. J'ai... Hum...
- Estienne ? Qu'est-ce que...


D'un simple regard, Kirah fit comprendre à Vinkolat de ne pas interrompre Morkar.

- J'ai une lourde nouvelle qui embarasse mon coeur depuis maintenant mon retour. J'ai... J'ai appris que... mon épouse... Foliedouce... était malade.

Il reprit sa respiration.

- J'ignore ce qu'elle a, Benoit est à son chevet depuis notre retour. Il me semble pessimiste, même s'il n'osera jamais me le dire directement. J'ai fait venir des médecins de la capitale, qui me donnèrent des diagnostics aussi divergent squ'étaient élevées leurs émoluments. Je les ai viré un coup de pied au cul rapidement. Si je peux avoir confiance en quelqu'un, c'est uniquement en Benoit.

Ta soeur, Vinkolat, souffre de lassitude depuis quelques temps déja. Une fatigue résiduelle, qui la ronge et l'affaiblit jour comme nuit. Mon absence d'un mois a été pour moi l'occasion de voir, à mon retour, combien se dégradait la santé de ma femme. Elle restait alitée l'essentiel de la journée, ou sinon demeurait assise devant la grande baie de la bibliothèque, une couverture sur les jambes et une fourrure sur les épaules, regardant dans le vague du jardin, tandis que des domestiques alimentaient le feu de la cheminée.

Mais je sais une chose. Je sais que lorsque je suis avec elle, elle va mieux. Je sais que lorsqu'elle est à mes cotés, je reprend espoir de la voir encore longtemps chaque matin que le Créateur fera à mes cotés. Car je l'aime. Je l'aime trop pour perdre plus de temps à sacrifier mon énergie pour autre chose qu'elle. Aussi, je vais me retirer. Je vais quitter la scène politique et administrative de la Normandie, me censurant, s'il le faut, pour ne intervenir que sur des question où mes déplaceront seront réduits, voire nuls. Je ne veux plus perdre de temps. Je ne veux pas devoir vivre le fait de perdre ma femme. Les choses ne devraient pas fonctionner dans cet ordre.

Mais sachez ceci...


Ils se retrouvèrent à l'arrêt, et Morkar les fit tous asseoir sur un banc de pierre, qui était fort froid vu la saison.

- Je n'abandonnerez pas ma femme, je n'abondonnerai pas l'espoir de la voir encore des ans et des ans. Devrais-je y sacrifier ma forturne, devrais-je faire fondre les reliquaires d'Evreux pour récuperer l'or, je ferai tout pour lui payer la médication et les soins que Benoit estimera justes. J'ai trop souffert durant des années, sans le savoir, pour laisser s'enfuir ma joie. Foliedouce, je le jure, reviendra librement vers le soleil.

Aussi, je vais être, dans les jours qui viennent, assez tranchant. Je vais démissionner de mon poste de Secrétaire d'Etat de Normandie, je vais me dégager de toutes responsabilités à l'Assemblée Nobiliaire. J'avais, en fait, il y a quelques temps, avant mon départ, décider de donner en fief une des Seigneuries d'Evreux. J'ai besoin d'une personne pour garantir les interêts de mon Duché durant mes absences. L'homme est choisit, la Hérauderie a accepté, d'après ce que je sais... Il s'agit de Patsy. Il deviendra l'un des vassaux, mais...


Il sourit et ajouta en rigolant...

- Je suis partageur, je lui laisserai du temps pour toi, Kirah.

Donc, voilà... Vous savez...
Kim a écrit:
Frobbie regarda Keur avec un petit sourire en coin.

Mais pourquoi vous éloigner ? Vous êtes un Noble maintenant...moi par contre, ma place est bien au fond de la salle. Je vous reverrai sûrement après. Allez donc vous "alléger" avec eux.

Sur ce jeu de mots hautement spirituel, la jeune femme se mit à rire. Prenant un verre rempli qui traînait, elle se dirigea nonchalemment vers le fond.

Elle glissa au passage à sa soeur :


Très belle ta robe ma soeur :wink:
Aegidius a écrit:
Revenant sur ces pas pour une dernière formalité le Duc se redirigea vers le "Héraut d'Armes" de Normandie.

J'oubliais lorsque votre secrétaire aura du temps, qu'il s'occupe de faire parvenir Armes et Couleurs aux personnes concernés par ces "textes". Le Long tend alors trois fins rouleaux de vélin à l'un des héraut du Chateau pour qu'il en fasse la lecture aux personnes présentes.

Citation :
Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit, Duc de Tancarville, confie ce jour à Dame Garance, femme libre de Lisieux, mes terres de Houquetôt, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'elle trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

Que Garance soit dès ce jour connue comme la Dame Houquetôt, qu'elle en porte les armes au su et au vu de tous :


Pour que faire valoir ce que droit,
Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

Aegidius le Long de Tancarville.


Citation :
Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit, Duc de Tancarville, confie ce jour à Dame Améliane, femme libre de Honfleur, mes terres de Saint Antoine la Forêt, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'elle trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

Qu' Améliane soit dès ce jour connue comme la Dame Saint Antoine la Forêt, qu'elle en porte les armes au su et au vu de tous :


Pour que faire valoir ce que droit,
Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

Aegidius le Long de Tancarville.


Citation :
Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit, Duc de Tancarville, confie ce jour à Sieur Galessin, homme libre de Lisieux, mes terres de Saint Pierre de Manneville, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'il trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

Que Galessin soit dès ce jour connu comme la Seigneur de Saint Pierre de Manneville, qu'il en porte les armes au su et au vu de tous :


Pour que faire valoir ce que droit,
Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

Aegidius le Long de Tancarville.


Une fois la lecture, et donc annonce, faite Tancarville se tourna vers Aaron.

J'ose espérer que vous saurez motiver votre Secrétaire.
dunhyll a écrit:
Dunhyll était là depuis un bon moment .. Ecoutant tout ce qui se passait dans cette grande salle .. rien ne changeait, enfin si de nouveaux visages connus d'elle ou encore inconnus
Elle était partie si longtemps .. S’étant retranchée dans le coin le plus éloigné du trône, elle avait la vague impression d'être invisible .. Pourtant elle entendait, voyait tout ce qui se passait ici ..
Son plus grand plaisir fut la déclaration du Duc quant à l'anoblissement de son ami Keur
Revoir ainsi toute la noblesse normande d'un coup la terrifiait .. Des années durant ici dans cette salle .. les allégeances se succédèrent et à chaque fois c'était pour elle la Vicomtesse un énorme effort que de paraître en public .. son devoir seul la menait ici .. la cours n'étant point son fort tant elle préférait les tavernes ..se souvenant qu'elle était fille de rien ..sans mari ni descendance .. la Sage disait on d'elle .. grand bien leur fasse , alors qu'elle aspirait qu'à être une femme tout simplement ..
Se souvenant du courrier qu'elle reçut du secrétaire elle fouilla dans sa poche et en sortit une boite qui contenait un mouchoir brodé à ses armes ...
S'avançant devant le Duc Godvador elle lui remit
Puis baissant la tête ..

Moi Dunhyll Vicomtesse de Pont-Audemer par la volonté d'Aégidus Duc de Tancarville dit "Le Long"
Je vous renouvelle allégeance, mon cœur pour la Normandie et mon Roy, mon bras et mon épée pour les défendre
Je vous ai remit ce mouchoir si humble soit il .. Ne croyez point mon Duc ce présent insignifiant .. Ce mouchoir contient toutes les larmes que j’ai versées durant mon absence loin de ma Normandie .. je puis vous les offrir car je suis de retour en mes terres . pour vous servir


Se retournant vers les Nobles Normands

Aujourd’hui est un grand jour fêtons le dans l’allégresse..
Laissons nos palais goûter à ce Calva que j’ai fait mander jusqu’ici ..


Se dirigeant vers son ami Keur

Sincères félicitations mon Ami j’aurais aimé être la première à te faire cet honneur mon absence m’en a empêché .. le Cardinal ici présent peut sans doute combler cet état de fait je lui en parlerais prochainement le moment n’est pas opportun pour une telle demande .. Notre longue amitié et ton soutien lors de mon éloignement m’ont été précieux j’aimerais te récompenser pour cela .. je suis rentrée car tu m’attendais .. comme on attend une amie ..je suis là ..
Aaron a écrit:


    Le duc Godvador, comme il était désormais de coutume, octroya l’une de ses seigneuries d’Orbec à un jeune Normand. Après les vociférations du duc de Tancarville, tout semblait revenir au calme. A quand la prochaine agitation, et pour quel motif ? Le Cardinal ressorti sa gourde et bu une nouvelle gorgée, discrètement. Le nouveau jeune vassal du duc s’approcha pour recevoir ses armes, l’archevêque en profita pour le féliciter.

    Félicitation mon cher Keur, vous voilà entré dans l’état noble ! De nouveau devoirs maintenant vous incombent, tâchez d’y être à la hauteur…

    Le cardinal lui sourit alors que les duc d’Evreux emmenait ses vassaux vers l’extérieur… Le Long revenait… « Oh non ! » pensa-t-il… Etait-ce déjà l’heure d’une nouvelle escalade ? A peine remis, le voilà qui recommencerait ? Il s’approchait, trois rouleaux à la main…

    Aaaaaah ! Mais vous voyez mon cher duc quand vous voulez ! Au fond, ce n’était pas si compliqué… Point besoin de secrétaire, il n’est pas formé pour le blasonnage. C’est moi-même qui réaliserais ses œuvres. D’ailleurs, je vais m’y atteler…

    Le vicomte d’Ivry recula et alla s’attabler pour esquissez les blasons des fiefs dont il venait de prendre connaissance. Il sortit d’une petite mallette en cuire, pinceaux, petit pots de couleur et un almanach avec les descriptions, et s’appliqua sur les blasons laissés blanc par le duc. Il sortait légèrement la langue tellement il s’appliquait. Pendant ce temps, d’autres nobles vinrent prêter serment. Puis, posant pinceaux et cahier, il revint vers l’assemblée…

    J’appelles dame Améliane de Honfleur…

    Puis, le cardinal fit lecture du parchemin :

    Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit – Le vicomte sourit à cette phrase -, Duc de Tancarville, confie ce jour à Dame Améliane, femme libre de Honfleur, mes terres de Saint Antoine la Forêt, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'elle trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

    Qu' Améliane soit dès ce jour connue comme la Dame Saint Antoine la Forêt, qu'elle en porte les armes au su et au vu de tous :


    Le héraut présenta les armes :



    D'or à la fasce dentelée d'azur chargée d'un lion naissant d'argent, accompagnée en champagne de deux quintefeuilles de gueules.

    Pour que faire valoir ce que droit,
    Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

    Aegidius le Long de Tancarville.


    Puis, il repris :

    J’appelles le sieur Galessin de Lisieux…

    Le héraut, comme précédemment, lu le parchemin :

    Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit - encore -, Duc de Tancarville, confie ce jour à Sieur Galessin, homme libre de Lisieux, mes terres de Saint Pierre de Manneville, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'il trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

    Que Galessin soit dès ce jour connu comme la Seigneur de Saint Pierre de Manneville, qu'il en porte les armes au su et au vu de tous :


    Le cardinal présenta les armes :



    D'or à la bande ondée d'azur, accompagnée en chef d'une grappe de raisin de gueules, tigée et feuillée de sinople et en pointe d'un sapin arraché du même, au chef aussi de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent

    Pour que faire valoir ce que droit,
    Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

    Aegidius le Long de Tancarville.


    J’appelles dame Garance de Lisieux…

    Il fit lecture :

    Nous, Aegidius dit "le Long", sain de corps et d'esprit - décidément - , Duc de Tancarville, confie ce jour à Dame Garance, femme libre de Lisieux, mes terres de Houquetôt, ses dépendances, terres, métairies, mottes et fortins, et ce jusqu'à ce que la mort l'emporte ou qu'elle trahisse, selon moi, le lien de vassalité qui nous unit désormais.

    Que Garance soit dès ce jour connue comme la Dame Houquetôt, qu'elle en porte les armes au su et au vu de tous :
    Pour que faire valoir ce que droit,
    Le seizième jour du mois de décembre de l'an de grâce 1455

    Aegidius le Long de Tancarville


    Malheureusement, mon Almanach ne mentionnait aucune description pour ce blason. Aussi, je vais approfondire mes recherches, et si je ne trouvais point de sources, nous rencontrerions pour décider quelles armes vous porteriez.

    Félicitation à tous
    - même si votre seigneur ne sera pas le plus génial des seigneur pensa-t-il -


Keur a écrit:
Keur était plaçait sur le côtés de la pièce du Chateau de Rouen afin de suivre la suite des allégences, lorsque Dunhyll s'avançait vers le Duc Godvador. Elle était parti, il y a si longtemps, mais la voici de retour. Keur était toujours admiratif devant cette grande dame, discrète, mais O combien charimsatique, son travail fourni pour la Normandie et l'aide précieuse qu'elle peut apporter à un simple paysan. La Vicomtesse de Pont-Audemer prétait ses allegences, offrant son présent avec toute les émotions qu'elle arrivait à transmettre, puis elle se dirigeait vers Keur. Il n'avait pas encore eu l'occasion de la voir depuis son retour en terre normande

Le tout jeune Seigneur de Bienfaite, lui fit une réverence et un sourire se dessina sur ses lèvres. Keur l'écoutait attentivement et lui répondit.


-Dunhyll, je suis content de te revoir, et un honneur de te retrouver ici. Inutile de parler de récompense avec moi, je n'ai entrepris que ce que mon coeur me dictait, et avec la profonde amitié que je te porte.

Le Cardinal Aaron demandait Keur afin de lui offrir ses armes. Keur s'excusa auprès de la Vicomtesse et se dirigeait vers son Eminence Aaron. Celui ci lui offrait les armes de Bienfaite et le félicita par la même occasion. Le Seigneur de Bienfaite, baissa légèrement la tête pour le remercier.

-Son Eminence merci. Je prendrais ces armes avec plaisir et avec tous les devoirs qui lui incombes. Bienfaite sera au service du Duc de Normandie et de sa chère Normandie.

Keur se retirait afin de laisser poursuivre les allégences, lorsque le Duc Aegidius s'avançait.
Galessin a écrit:
A peine le jeune normand était il rentré en ces terres natales … tout juste le temps d’abreuver Garance d’histoires plus ou moins exagérées sur de soi disant combats âpres, qu’un volatile à l’allure congelé se posa sur le rebord d’une des fenêtres de leur demeure, porteur d’une missive leur signifiant de se présenter au Château de Rouen.

Un doute, des doutes lui traversèrent l’esprit … il n’avait pas en tête une balourdise qu’il aurait commise lors de ces dernières semaines, enfin pas une plus inhabituelle qu’à l’accoutumée.

Il laissa Garance se préparer … sachant que le temps n’avait plus d’emprise sur elle lorsqu’elle devait choisir et passer l’une de ses tenues. Il profita de ces longues minutes pour préparer leurs montures respectives.

Enfin … elle vint, paréé d’une magnifique robe … il l’aida à se hisser sur sa monture, sauta tel un ours affamé sur la sienne …. direction le Château de Rouen.

Salutations aux valets et gardes qui « ornaient » les devants de porte … un Galessin par ci, une Garance par là afin que le passage se fasse … et toujours la même question qui le hantait … mais que diable nous veulent ils …

Regard inquiet, intrigué vers Garance …


Mais que peuvent ils nous vouloir … ?

Seuls mots qui sortirent de s bouche asséchée. Une porte, des éclats de voix … il était temps d’entrer dans l’arène aux ours.

Les battants des portes s’ouvrirent … le jeune homme entra, Garance à ses cotés … quelques hochements de tête pour saluer les personnes présentes.
Garance a écrit:
Complètement gelée, elle n'arrivait plus retrouver sa pelisse de loup et n'avait pas eu le temps de faire subir un interrogatoire serré à Mme Michu qu'elle soupçonnait d'avoir dérobé ce vêtement.. le calva tenait chaud mais pas très longtemps. La mort dans l'âme, elle lui avait quand même laissé la garde des petites à peine retrouvées pour suivre son tordunet de retour vers le château qu'elle venait de quitter..

Elle se demandait également pourquoi ils devaient se rendre dans la salle d'Allégeances..et ne put que murmurer à Gale:

"Eh bien, normalement si on est appelés, c'est pour recevoir une récompense, mais je n'en sais pas plus"

Elle le suivit dans la salle emplie de bruits. Le Duc Aegidius semblait plutôt échauffé.. Elle fit un signe à Keur, et vit qu'il portait un blason.. Avec un petit sourire, elle lui fit la révérence..Le Duc Godvador siégeait.. tranquille et l'air plutôt amusé devant tant d'apparats..
Et au loin, elle entendit une voix bien connue.. Aaron, bien sûr.. Comme à son habitude, il discutaillait avec ce ton si arrogant..


" J'appelle le Sieur Galessin de Garlot.."

Son homme.. Noble.. Elle lui fit un clin d'oeil.. et le poussa de la main..
Son coeur s'arrêta de battre quand elle entendit son nom... Intriguée.. elle regarda Aegidius.. ses yeux brillaient comme si il avait joué un bon tour au Cardinal..Elle pouffa.. et s'approcha...avec Gale
Galessin a écrit:
Il ne savait où donner de la tête, tant de monde … rien que du nobliau, en habit de lumière de surcroît. Et au milieu des conversations animées, il crut percevoir son nom, si tant est que l’on puisse percevoir la moindre parole distincte au milieu d’un tel brouhaha.

Une main dans son dos … puissante, le pousse en avant … tout droit dans les bras de ….son éminence.

Plutôt gêné, il ne connaissait personnellement cet homme dont il avait tant entendu parler de manière … d’une certaine manière par son ami Aegidius. Il se redressa, fit face à l’homme, un grand sourire naissant sur son visage … épousseta le « saint » homme avec fermeté, veillant à ne laisser aucune trace sur sa robe de bure …


Présent … c’est moi Galessin … veuillez me pardonner, mais je n’ai pas du tout bien saisir … si, bien au contraire, je crois saisir … Aegidius me ferait noble, moi …

Volte face de la tête vers son ami, regard interrogatif, un large sourire puis fixa de nouveau Aaron. Il contempla ses armes, en large et en travers …
Garance vint à ses cotés … heureuse elle aussi …
Garance a écrit:
Le petit rire facilement réprimable se transforma vite en fou rire quand Garance vit Gale tomber dans les bras du cardinal et lui épousseter sa robe.. Elle connaissait son côté méticuleux et même carrément maniaque.. et son horreur des démonstrations d'affection trop proches..

Prenant une grande respiration, elle parvint à se contenir jusque qu'à ce qu'elle entende son nouveau nom.. Dame d'Houquetot.. Avec un "u" en moins....elle effaça vite ses pensées et alla vers Aegidius:


" Monsieur le Duc, merci de votre confiance et de cette reconnaissance. Ce sera un honneur d'être votre vassale"

Elle trouvait ses mots un peu trop formels et aurait préféré embrasser Aegidius sur les deux joues et l'inviter à aller fêter ça dans une taverne avec Gale.
La nouvelle Dame d'Houquetot s'inclina donc avec un sourire devant cet homme qui l'avait protégée, conseillée et guidée depuis ses premiers pas dans la vie politique.
La dernière tirade du cardinal fit l'effet d'un panda jeté dans l'Antre des zours


"Malheureusement, mon Almanach ne mentionnait aucune description pour ce blason."

Elle pencha la tête sur le côté..

" Eminence? Eh bien, il est dit que nos rencontres ne peuvent pas être parfaites..Nous rencontrer de nouveau? Je vais croire que vous voulez me convertir..Mais sans armes, je resterai au service de la Normandie et de son Duc."
vinkolat a écrit:
Vinkolat dévisagea son ami, tandis qu'allégresse et légèreté fondaient en lui comme neige au soleil.
Jamais Estienne n'avait jusqu'à ce jour montré tangiblement qu'il n'était plus
jeunesse. Un crâne plus longuement douleureux en lendemain de festoyements, une démarche un peu rigide au terme d'une longue chevauchée étaient les seuls signes qu'il en avait montré jusqu'à présent.
Mais ce jour, le temps semblait l'avoir rattrapé et gravé avec violence sur son visage peines, tourments et chagrins de toute une vie, jettant dans leur ombre les marques plus familières d'excès et de bonne humeur qui l'avaient illuminé jusqu'alors.
Mais si Estienne portait à présent le fardeau de ses années, Vinkolat ne démordait pas de l'impression que ce même poids avait allumé dans les yeux de son ami un brasier. Des flammes plus vivantes encore que celles des feux de la Saint-Jean qui avaient vu naître et littéralement éclater leur amour. Les flammes d'une volonté farouche, d'une détermination sans borne, que ne pourraient jamais qu'attiser la proximité plus grande du terme de sa vie.
Morkar, jusqu'à son dernier souffle, vivrait chaque instant de sa vie. Intensément, pour lui et celle qui avait rescussité son coeur qu'il croyait mort quelque part du côté de Fourmilly.

Vinkolat posa la main sur l'épaule de son vassal, de cet homme bien plus sage que lui. Et l'étreignit non point en suzerain, mais en frère. Mille et une phrase se bousculaient aux portes de ses lèvres, mais toutes lui paraissaient si vaines.
Fraternelle étreinte pourtant ne peut point tout dire : il est des contingences au-delà de l'affectation qui mots nécessitent. Il les lui dit, d'une voix posée.


- Tu prend une sage décision, Estienne. Quant à l'or, pas besoin de te ruiner. Du moins pas avant de m'avoir ruiné, moi, son frère. Mais un seul homme peut veiller sur elle, et c'est toi, je le lis dans tes yeux. Je t'y aiderai, autant en frère qu'en ami ...
Il marqua une pause, pour redonner à sa voix assise que l'émotion et ce qu'il se préparait à dire lui faisait perdre.
- Dans l'immédiat, je ne puis que ... Il m'en coute, Estienne, tant je tenais à la valeur de ce symbole ... Mais ... La vie de ma soeur, et le votre bonheur importe plus qu'un symbole, aussi ... Mais nous en parlerons plus tard. Dans l'immédiat ...
En selle, on t'attend à Evreux. Mon ami.


Vinkolat sans même s'en rendre compte saisit doucement la main de Kirah. Il lui restait plus de temps qu'Estienne sans doute, mais ca serait certainement trop peu.
Morkar a écrit:
Etrangement, il sourit...

- Non point, mes amis. Avant de retourner à Evreux, je me dois de terminer une chose... Enfin, j'ai des tonnes de choses à terminer, mais... Cette chose, je dois al faire immédiatement...

Il saisit les bras de Kirah et Vinkolat. Ca suffisait l'attente, il devait prendre les devant, lui même... Il les entraina les deux vers le palais. Il espéra ne pas avoir trop de resistance.

- J'aurais aimé vous conduire jusqu'à l'autel, mais n'ayez crainte, le serment que je veux que vous entendiez n'est point un lien de mariage, quoi qu'on en dise ! Et comme je vous l'ai affirmé, il me faut des gens, maintenant, pour m'aider dans diverses tâches.

Ils arrivèrent vers la salle des audiences, où Garance et Galessin découvraient leurs récents annoblissements de la main d'Aegidius le Long. Comme ils semblaient un peu joyeux d'entendre cette nouvelle, Morkar décida d'y aller tout de go, comme on en avait l'habitude...

- J'aurais moi aussi une chose à ajouter aux félicitations pour ce choix éclairé de vassaux pour Tancarville. Je vous demande de m'écouter, cela sera assez bref.

Il sortit un parcvhemin plié, et en commença la lecture...

- A la Normandie, A l'adresse de son Duc Godvador, Au Conseil qui dérige notre Duché, au Peuple qui le fait vivre...

Moi, Estienne Morkar, annonce ma décision de me retirer de mon poste de Secrétaire d'Etat attaché à la Normandie et déclare que ce poste est désormais à pouvoir.
Que quiconque se sent prêt à assumer cette charge y rélféchisse et se fasse connaître une fois la promulgation officiellement publiée pour l'attribution de ce poste.

Et voilà...


Il replia son parchemin, et en sortit un autre...

- Je n'ai pas terminé !

A tous !

Moi, Estienne Morkar, dans la pleine mesure et dans l'entier contrôle de mes moyens, annonce ma décision de faire de Patsy, citoyen de Rouen, libre de toute obligation civile et religieuse, mon Vassal.
Je lui confie, par la patente que voici, mes terres de Claville, en payx ébroïcien, et en fait le Seigneur de ce dit lieu, où il aura la charge et la responsabilité de tenir le domaine dans les règles édictées par notre Duché et par le Duc, ainsi que dans la morale définie par le Créateur.
Qu'à partir de ce jour, le dénommé Patsy un citoyen de Rouen, soit connu comme l'homme ayant le droit d'arborer un blason de sinople aux trois carreaux d'or mis en losange.

Nul doute ne saurait être donné à cette déclaration !

Qu'il soit su et entendu, que la Normandie le reconnaisse mon Vassal,

Estienne Morkar, Duc d'Evreux...

Et pour preuve, voici la copie de la patente !


Il montra le parchemin...

Citation :
A tous !

Moi, Estienne Morkar, dans la pleine mesure et dans l'entier contrôle de mes moyens, annonce ma décision de faire de Patsy, citoyen de Rouen, libre de toute obligation civile et religieuse, mon Vassal.
Je lui confie, par la patente que voici, mes terres de Claville, en payx ébroïcien, et en fait le Seigneur de ce dit lieu, où il aura la charge et la responsabilité de tenir le domaine dans les règles édictées par notre Duché et par le Duc, ainsi que dans la morale définie par le Créateur.
Qu'à partir de ce jour, le dénommé Patsy un citoyen de Rouen, soit connu comme l'homme ayant le droit d'arborer un blason de sinople aux trois carreaux d'or mis en losange.



Nul doute ne saurait être donné à cette déclaration !

Qu'il soit su et entendu, que la Normandie le reconnaisse mon Vassal,

Estienne Morkar, Duc d'Evreux

patsy a écrit:
Patsy était revenu à Rouen la veille de la Cérémonie d'Allégeances au Duc Godvador...

Il avait reçu un courrier du Duc Morkar, lui expliquant que sa présence était nécessaire...forcément Patsy n'aimait pas ce genre de cérémoniale.
Il avait revêtu la Grande Tenue de Prévôt de Normandie mais celle-ci ne lui plaisait guère, généralement il lui préférait son ancienne tenue de Lieutenant qu'il portait à Rouen, beaucoup plus pratique à son goût...

Ce genre de cérémonie lui paraissait toujours interminable... il leur préférait les banquets qui suivaient généralement.
Il eu quand même la chance de voir keur, Garance, Améliane et Galessin anoblis par Godvador et par Aegidius... il était heureux de cela.

Quand vint l'annonce du Duc d'Evreux, il n'en cru pas ses oreilles...
Il s'avança face au Duc Morkar dit "le Noble", ils se connurent au Conseil de Normandie...l'homme regardait le Prévôt et le fait d'être au devant de la scène finissait de le mettre mal à l'aise, surtout quand il vit le Duc Godvador le sourire aux lèvres...il réussit quand même à parler sans bafouiller, un genou à terre...


Moi, Patsy, homme libre de Rouen, j'accepte de devenir vostre Vassal et je jure de vous servir, en respectant mes devoirs envers mon suzerain...

Peu après Patsy regagna sa place, tout en voyant Godvador completement illare sur son trone...en passant non loin de la Duchesse kirah et en croisant son regard, il ne put s'empêcher de penser que moult travaux allaient l'attendre...
Aaron a écrit:


    Le cardinal s'avança de nouveau, à hauteur du duc d'Evreux. Il l'écouta, un peu surpris d'entendre qu'il prenait sa retraite, du moins pour un temps. Il était connu pour faire un travail consciencieux et pour être un homme d'une grande valeur dans l'organisation des joutes. Le héraut pris le parchemin tendu en ses mains, puis s'adressa à nouveau seigneur...

    Hè bien ! Que de bonne nouvelle et que de nouveaux seigneurs en Normandie. Sieur Patsy, félicitation pour votre élévation à l'état noble. Puissiez-vous vivre en bon vassal, dans le respect des liens et des devoirs qui vous lie désormais à votre seigneur en la personne du très estimé Morkar. De plus, vos collègues vassaux ne sont pas n'importe qui, autant en aura qu'en caractère... Quoique le plus sage doit être le baron de Gisors...

kirah a écrit:
D'un cou dans les cotes de Vinkolat, elle lui chuchota :
Tu as vu ? tu es vassal de Morkar maintenant ! Et on t'attribue la sagesse ! Eh beh, heureusement que tu n'es pas curé, on m'accuserait de te pervertir encore plus !
vinkolat a écrit:
- On attend la fin de la cérémonie pour voir combien de bourdes alignera encore le cardinal ?

lui murmura-t-il sur un ton neutre, qui vira en un battement de cils au mutin.
... ou on ne compose pas plus longtemps avec mon envie de savoir ce que tu entend précisement par me pervertir ?
kirah a écrit:
Haussement de sourcil, regard mi interrogateur, mi moqueur... et encore mi ... ahhh ces regards entre eux !

Dois je deviner ce qui attirera le plus ton intéret ? Le cardinal ou les travaux pratiques ? Question difficile !

Eclatant de rire, mais point trop fort pour ne plus troubler les reconnaissances d'allegeance et vassalité, elle prit la direction de la sortie, en vue de rejoindre la roulotte, laissant Vinkolat faire son choix
Aaron a écrit:


    Le cardinal se retourna une nouvelle fois et ressorti se petite gourde. Il but une grosse gorgée puis la replaça entre sa soutane et son armure. En se retourna vers l'assemblée, il hoqueta... Oh non! pensa-t-il, pas un hoquet! Déjà ses yeux voyaient de temps à autre une sorte de nuage floue passer devant lui. Il espérait ne pas balbutier de trop ou sortir des ânerie. il faut dire que son millésime 1453 était assez fort. La teneur en alcool devait être plus importante que la normal. Il s'appuya sur sa canne...

vinkolat a écrit:
- Pardon ...Excusez-moi ... Pardon pardon ... Attention les pieds ...

Vinkolat émergea enfin de la foule. Il ouvrit rapidement la fenêtre qui donnait sur le balcon de la grande salle des Audiences, la refermant derrière lui.
C'est que si le choix n'avait guère été difficile à poser, se précipiter à la suite de Kirah dans les couloirs manquait singulièrement du panache nécessaire à l'expresion de la mesure de son intérêt !
Il regarda par dessus la balustrade et acquiesça pour lui-même d'un mouvement de tête. Exclamations de surprises, rires et applaudissements éclatèrent au sein de la bande de gamins qui cernaient toujours la roulotte, comme si un sixième sens particulièrement affuté les avaient averti que l'épilogue de cette histoire ne s'était point encore joué ! A raison : sous leurs yeux, l'homme bondit sans hésitation aucune dans le vide, par dessus le garde-fou !


- Je suis complètement fou !

claqua des dents à voix basse Vinkolat, émergeant des douves, trempé comme une soupe et refroidi jusqu'aux os par l'eau glacée.
Les rires et les vivats de la bande de gosses qu'il taversa rapidement pour rejoindre la roulotte lui firent cependant bien vite retrouver un sourire malicieux. Et lorsqu'il arriva enfin devant la porte, il leur dit :

- Filez donc dire à ma Romi que je l'attend depuis ... Oh, dites-lui "Longtemps" ? C'est vrai, non ?

Il lança un sourire en coin, puis se précipita dans la roulotte, et se défit de ses vêtements détrempés.
Rapidement, pour ne pas retarder la leçon...
Cronos a écrit:
Cronos se tint le heaume avec la main droite, l'air affligé par ce spectacle de plongeon dans les douves depuis le balcon.
Il aimait beaucoup la folie normande mais là ... il avait du mal à suivre. Trop vieux sans doute ...

Sans mot dire, il tourna les talons, sorti de la salle où les dernières seigneuries avaient été remises et arpentait maintenant la couloir, son manteau noir trainant sur le sol derière lui, mélangé à celui de la Pairie.

ll devait maintenant se préparer pour un petit voyage en bateau.
ricou2408 a écrit:
voyant que la cérémonie touché sa fin Ricou alla offrir son cadeau au noms de tout les habitants de Fécamp.
il s'approcha timidement il salua toute les personne presentes puis se tourna vers le Duc Godvador et lui presenta son cadeau.


Monsieur le Duc,je vien vous apporté le travail de plusieur Fécampois en votre honneur.
ceci est un simple present en remerciment pour tout ce que vous faite pour nous Normands.




avec se banc Monsieur le Duc vous pourrez vous reposé apres vos dure et longue journée de travail
Smile

Ricou rougisa de ce qu'il venait de faire , il etait pas tres a son aise sentant une multitude de regard se porter sur lui.
il salua tout le monde en reculant esperant pouvoir a nouveau se fondre dans un coin sombre de la salle.
godvador a écrit:
Comme à son habitude la cérémonie était ponctuée de petits coups de bec, de paroles inutiles, de son lot de longueurs habituelles. pendant que les discussions allaient bon train, le Duc continua d'explorer les fabuleux cadeaux. Soudain le douanier de Fécamp fit irruption. Ricou arriva déposa un énorme banc, somptueusement décoré. Il prit parole puis se dirigea avec humilité vers le fond de la grande salle.

Le Duc se leva puis s'assit sur le banc, puis il se déchaussa pour se coucher ensuite pour enfin se relever. Il fit un signe à Ricou qui n'eut d'autre choix que se présenter face à lui.


Allé l'ami, tu sues comme un boeuf, viens t'assoir, je suis sur que tu as du courir pour ne pas arriver en retard à la cérémonie. Ton geste me va droit au coeur, merci les décorations sont du meilleur gout, et quel confort, vraiment bravo.

Le duc remit ses chausses et fit servir un bon calva à l'ami Ricou. La Normandie était vraiment pleine de ressources[/b]
Ayumi a écrit:
Ayumi arriva en retard, en fait elle savait meme pas si elle devait venir...enfin bref voilà qu'elle débarque essouflée et qu'elle se prosterne devant le duc.

"Bon ben, je vous suivrais n'importe où m'sieur le duc! C'est ça qu'il faut dire? Non? Bon bah tant pis y a le principal!"

P'tite courbette manière de marquée que voilà et pis la jeune femme rentre dans les rangs.
Ameliane. a écrit:
Améliane avait entendu la déclaration de son éminence cachée derrière un pilier.
Elle avait tout d'abord éprouver un certain étonnement, le vieux duc connaisait son sentiment sur les honneurs et les ronds de jambes.
Elle detestait cela, tout au moins le côté clinquant des honneurs, arborer un blason, claironner son appartenance à une "caste" juste histoire de faire savoir que l'on faisait bien partie.
Elle préfèrait de loin oeuvrer pour son pays à sa manière et avec ses convictions, peu lui importer que son style dérange ou gène d'ailleurs.

Elle prit donc la décision de partir un moment réfléchir à la dernière facétie du Vieux Duc, à sa vie aussi.

Elle sortit de la salle, prit son panier et se dirigeat vers l'étang.
Parrinou lui avait fait don d'un domaine déjà, il espérait peut être ainsi la caser, il faisait fausse route comme bien souvent avec elle.

Elle avait donner son coeur à un homme qui lui avait rendu tout cabossé, il était hors de question qu'elle se marie un jour, ou sinon il faudrait que le monsieur est d'autres atouts que sa belle gueule, de belles paroles.

Un enfant, oui elle en avait envie, mais nul besoin d'un mari pour cela.

Accepter un domaine, ce n'était pas comme aller prendre un verre de calva à la taverne, cela impliquer des responsabilités, des devoirs, ce n'était pas juste un joli nom à mettre avec une particule.
En acceptant, elle se devait de ne pas galvauder le titre, mais elle était seule, aurait elle la force de s'occuper de deux domaines?

Pourquoi le Vieux Duc lui remettait-il se titre? et la vassalité? Elle n'aimait ni les ordres, ni le pouvoir en tant que tel, que le detienne ou pas d'ailleurs.

Nos vies sont si souvent centrées sur le pouvoir, les titres qui provoquentalternativement l'avarice et le détachement envers l'humain. Ironiquement, cette course poursuite qui nous fait croire que nous serons plus heureux, riches, nantis, connus, nous rend malheureux, seule et nous aliène.

Elle poursuivit sa réflexion sur son pouvoir de mener à bien cette tâche qui lui était confier, sur le titre et les devoirs qui en découlaient.

Sa réflexion finit, elle repartit, rentra dans la salle, presque vite, s'approcha de son éminence, lui tapota l'épaule.



"Mon énimence, j'accepte le titre et les armes que le Duc Aegiduis me confient, j'en prendrais soin et ferait honneur à mon seigneur, comme je promets de servir la normandie du mieux que je peux, en fonction de mes convictions"


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Message Posté le : Jeu 24 Jan - 23:56 (2008)    Sujet du message : Publicité

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